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Atelier 9 Anges (1)

Reprise des procédés / formes littéraires abordés autour du thème (fédérateur) de l'ange.

Un passage narratif / un dialogue (avec une citation "imposée")


 

L'ange nuage Atelier-Ange.jpg

Dans mon jardin j'ai trouvé un Ange.

Il était comme un nuage blanc, on aurait dit une fumée en forme d'ange. Mais il n'avait pas d'ailes. Et il restait quand même suspendu dans l'air.

 
Dans chaque petite chose, il y a un Ange. (Bernanos)

« Il y a quoi dans ce sac ?
- Un Ange !
- Et dans ce truc ?
- Un Ange !
- Dans la voiture rouge il y a quoi ?
- Un Ange.
- Oh ! regarde un chien !
- Dans ce chien,  il y a un Ange.
- Tu m'énerves avec tes Anges, tu vois des Anges partout.
- Partout peut-être, mais toi, en tout cas, tu n'en es pas un !»  Amélie (11 ans)


Mon ange,                          
     Mon ange aime bien être en hauteur, se faire remarquer, se faire bien voir.
Souvent il a une bombe pour taguer à la main. Un tee-shirt noir basique, acheté à Decathlon, sur lequel des taches de peinture sont visibles. Un jeans bleu clair lui aussi très simple, deux trous au niveau des genoux et de vieilles baskets noires.
    Un regard doux et chaleureux, les cheveux ébouriffés, cet ange, je l'aime ...
              
Mila


Gabrielle
     Gabrielle est un ange, un ange pas comme les autres, diabolique et angélique, comme son nom l'indique. Elle a des yeux bleu clair comme un océan de bonheur. Elle est toujours vêtue d'une fine robe ciel qui fait ressortir ses petites ailes blanches. Gabrielle assiste souvent à des naissances. Les enfants croient en elle. Chaque soir, elle vient endormir les enfants qui ont peur, elle les rassure. En revanche, les adultes c'est le dernier de ses problèmes. Gabrielle ne veille que sur les enfants...  

Elle parle à une petite fille malheureuse:

" Dis moi pourquoi pleures-tu ?
- Non, je ne te le dirais pas tant que tu ne m'auras pas dit qu'est ce que tu viens faire ici.
- D'accord mais tu me promets qu'après tu m'expliques ton problème.
- Oui, promis sur la tête d'un ange
- Alors je viens ici pour te consoler. Alors, dis-moi ce qui te rend si triste.Atelier-Ange-3.jpg
- j'ai l'impression que ma mère ne m'aime plus. Elle ne m'appelle plus mon ange et mon rêve...
- Et ton rêve, c'est de devenir un ange, eh bien viens avec moi tu vas devenir un ange. Mais d'abord il faut que tu saches une seule et unique phrase :
«Les anges d'aujourd'hui, ce sont ceux qui s'intéressent aux autres avant de s'intéresser à eux-mêmes." (Win Wenders) 
Liphéo


Invisible guerrière

       Récupérer les âmes, c'est son travail. Reiko, une jeune shinigami n'a pas plus de deux mille ans. Dernière de sa promotion, on la envoyée sur Terre, récupérer les âmes, mais pas n'importe lesquelles, celles des assassins, des violeurs et les plus dangereuses celles des politiciens. Il importerait peu à ses supérieur que la rouquine aux yeux de feu meure une seconde et dernière fois. Elle vole donc, attirant les regards animaux sur sa personne, laissant voleter derrière elle les extrémités veloutées de de sa longue écharpe blanche tranchant avec la noirceur de son kimono. Katana à la main, fourreau à la ceinture, elle traque insensiblement ces âmes noires cherchant à se réincarner, pourfendant inlassablement leurs mânes. Un ange solitaire, qu'on aurait crue au coeur de pierre, défendant l'humanité. Aussi faible soit elle, accomplissant sa mission, elle reste, une aile de la mort.

Enfer et dam'canon !

Stop ! Pour avoir commis plusieurs infractions graves au code des Anges, vous êtes condamné à errer pendant 753 ans, 2 mois et 45 jours en enfer dans le comté de Ben & fils. Ensuite pour l'infraction 3 de la page 4 alinéa 7 vous serez emprisonné dans la prison Déficits pendant 1254 ans 13 mois et 2 jours et enfin vous vagabonderez sur la plaine Infinie des Lamentations pour le restant de l'éternité.
Vous vous trompez demoiselle.
Ah, et en quoi ?
Il y a 31 jours au maximum et 12 mois dans l'année.
Eh bien non, en enfer le temps s'écoule différemment que sur Terre.
Et le Paradis ?
Voyons, tout le monde sait que le Paradis est une légende, les bonnes âmes n'ont pas le choix  : elles  se réincarnent.
Allez ! On y va... 
Resha


Atelier-Ange-5.jpg

Ange

   Il est là. Devant moi. Je le vois clairement. Il est ni trop petit, ni trop grand. En tout cas, il est jeune. Enfin je dis « il » mais je ne sais pas si c'est «il» ou «elle» , tant pis je continue avec «il».

   Il a les cheveux coupés au carré, un peu ébouriffés, il est brun avec quelque reflets plus clairs. Ces yeux sont d'un vert magnifique, un vert si pur ...

Il est vêtu d'un costume blanc. Derrière lui se dessinent deux grandes ailes ... qui ne sont pas blanches mais noires.

Oui c'est encore un de ces anges, déchu ... Carla

 


Los Angeles

     Tôt le matin, devant la glace, se maquille. Fume. D’une bouche pulpeuse, sort une fumée blanche qui contraste avec sa peau noire. Va dans le salon, de ses longs doigts allume la stéréo ’’White Sky’’ de Vampire Weekend. Danse, sa coupe afro cogne le plafond. Les yeux d’un bleu-gris comme si de l’eau fraîche était dedans. De son regard mou, contemple Los Angeles. Passe sa langue sur ses belles dents lisses et blanches.

Enfile une nuisette courte et un manteau de fourrure. Au bout de mille ans, dur de rester à la mode. Sort doucement de l’appartement en faisant claquer ses talons. Dans la rue, au lieu d’appeler un taxi, comme tout le monde, s’envole, partie dans un inconnu ou chez l’inconnu pour travailler, dans un endroit ingoré de nous. Elle, c’est Trisha.

 Plus tard, après le travail, Trisha rencontre Aphex, son meilleur ami, dans un bar de Venice Beach.
« Quoi ! s’exclama Trisha
-   J’ai été viré ! répondit Aphex
-   Quoi, comment ça ?
-   J’ai été pris en train de fumer du Hash avec Nikky, dit-il
-   Et alors ? demanda-t-elle
-   Ils m’ont enlevé mes ailes, je n’ai plus ma fonction, donc je ne suis plus immortel
-   Merde ! s’empresse de dire Trisha »

Il prend une gorgée de son Blue Lagoon, ‘‘Long Distant Call’’ de Phoenix en fond.
« Tu l’as dit, en plus, je savais que j’allais me faire coincer
-    Je passerai te voir souvent. Mais quand même, fumer du Hash, faut le faire, dit-elle
-   Je sais, j’suis con, tout ça à cause de Jimmy qui me refile son matos
-   T’inquiète pas, les anges d’aujourd’hui ce sont tous ceux qui s’intéressent aux autres avant de s’intéresser à
eux mêmes, répond Trisha
-   Bon, écoute, tu sais maintenant je vais pouvoir sortir, m’engager avec des filles, car je ne suis plus immortel
-   Tu sais quoi ? cria-t-elle d’un coup
-   Non.
-   Je réfléchis à partir de ce monde, la hauteur, l’immortalité, déjà mille ans
-   Et moi, j’ai déjà mille deux cents ans, bon une apparence de trente ans mais… répondit Aphex
-   T’as raison, je n’en peux plus, dit ton Jimmy y pourrait pas m’en refiler, pour que je me fasse renvoyer ! s’
exclame-t-elle
-   Si, je crois, et après… On ferait quoi, on irait où ? questionne-t-il
-   J’ai toujours rêvé d’aller à New York ou à New Orleans, quitter la Ville des anges une bonne fois pour toute.
-   Le Rêve..., dit il d’une voix béate »

Sur ce, ils sortirent du bar, la tête pleine de rêve et de futur, qui enfin libérée de sa fonction usuelle, était libre et pour mille ans. Diego

 


Dans la Ville
     Je suis un ange. Pas encore déchu, mais si je reste encore assis pendant deux ou trois jours sur ce rocher, je risque d'en devenir un. Je suis allé à Los Angeles, pour voir ce que les Hommes appellent la Ville des anges.
Et des anges, j'en ai pas beaucoup vus ! C'est vrai que je suis un peu vieux jeu, mais toute de même ! un peu de décence ! Un des anges que j'ai aperçu se baladait avec l'apparence d'une femme, en nuisette, haut moulant, et même ses beaux cheveux blonds bouclés et soyeux, étaient coiffés façon afro, châtains et  frisottés.
De plus,elle se pavanait de bar en bar avec une cigarette à la bouche. Restant invisible aux humains, je m'avance vers cette «Ange» qui me reconnais tout de suite, mais en me regardant d'un peu plus prés; elle a un air de dégoût.
    Mes vêtement ne sont pas si mal que ça voyons ! Je garde toujours la même robe blanche, de la blancheur la plus divine ,avec une ceinture, faite de fils d'or formant une tresse autour de ma taille. Sur cette ceinture, j'accroche mon auréole car elle me gène lors de mes expéditions. J'ai les cheveux châtain qui ondulent, ils ne bouclent pas parce que mon père était humain.
Après avoir rencontré cette ange, et qu'elle m'a raconté comment les Hommes fonctionnaient, je me suis réfugié sur ce rocher  réfléchissant à ce que le divin avait bien pu créer, un monde digne de mon lointain cousin Lucifer. Je rentre chez moi.        Italienne

L'Ange de la Rue Atelier-Ange-6.jpg

     Le petit garçon marchait en regardant les vitrines des magasins, les mains dans les poches. Personne ne semblait le voir, le monde entier l'ignorait. Son regard était joyeux et plein de vie, brillant d'une excitation qui lui était propre. Si quelqu'un l'avait regardé profondément à ce moment précis, il se serait noyé dans ses yeux bleus. Un léger raclement métallique le surprit, il se pencha pour ramasser une canette de soda usagé. Il fronça les sourcils et froissa le déchet dans sa poigne comme un vulgaire morceau de papier, le jetant dans la première poubelle venue. Il repoussa la mince mèche de cheveux blond qui l'aveuglait et soupira. Son pull-over beige et son jean délavé lui donnaient des allures de garnement qui passe le plus clair de son temps à rêvasser, mais ce n'était pas le cas. Ses vêtements étaient en parfaite cohérence avec son physique, et ce que l'on pouvait apercevoir de son caractère. Il semblait s'ennuyer ferme, et il ne tarda guère à observer gauchement la circulation de la route. Un sourire étincelant envoya voler en éclat la moue dubitative qu'il avait affichée quelques instants plus tôt.

 

"Le temps est l'ange de l'homme." ( Friedrich von Schiller)

     L'adolescent aux cheveux d'or continuait de tracer inlassablement sa route dans le dédale qu'était la grande ville. Il parcourait les parcs, les rues, les marchés, rencontrant maints paysages et maintes visages artistiques de la société humaine, curieux de voir de nouvelles choses, qu'il n'avait jamais vu. Les bâtiments de béton qui s'élançait haut dans le ciel couvraient la vue, et le ciel dégagé était gris de pollution. C'était un des aspects de la ville que ce petit bonhomme avait du mal à saisir : quel en était le sens ? l'utilité ? Durant sa réflexion, une second personnage s'était arrêté à ses cotés. Plus grande de quelques centimètres, une adolescente aux cheveux noir corbeau. Le regard bleu croisa le regard rouge, et ils se mesurèrent tous deux, lisant l'histoire de l'un et de l'autre dans le regard qui leur faisait face. Ils étaient opposés, et ils s'en étaient bien rendu compte.

« C'est une belle journée n'est-ce pas, qu'en dis-tu ? commença la jeune fille, à la fois froide et distante.

- C'est une manière de voir les choses, le ciel est gris, et pleure silencieusement au dessus de nos têtes, continua le deuxième enfant, d'un ton morne et monotone.

- Je ne sens pas cela.

- Tu n'en as pas la capacité.

- Cela m'est égal, je m'en fiche.

- Tu ne peux pas comprendre ce que tu ne connais pas.

- Il en est de même pour toi. J'aimerais savoir ce que tu fais par ici. Ce territoire est le mien, et j'éliminerais quiconque viendra perturber mes occupations, je suis une dominante,une envoyée, un messager.

-Tu ne dois sans doute pas faire ton travail comme il se doit, pour que l'on m'envoie rejoindre tes rangs, ou plutôt prendre ta place. Les humains sont tristes, comme le ciel. Tu n'exécutes pas les ordres à la lettre, je viens réparer tes erreurs.

- Peut-être ne suis-je pas attentive, mais je n'entends pas d'appel de coeur, de gens en peine, je les corrige, je les aide à ma manière. Il n'y a que ça de vrai.

-Les vestiges du passé disparaissent pour faire place à l'avenir, nous sommes tous d'accord. Cela tu ne t'en rend pas compte. Et le problème vient de là. Le ciel pleure, il souffre de ces ravages, les hommes travaillent et évoluent, mais ils ne prennent pas soin de la nature qui les protège. Pour la survie de l'homme, nous devons défendre le ciel, et pour défendre le ciel, nous devons défendre la nature. C'est un cercle vertueux, et nous devons nous y faire. Toi, tu ne fais rien que soigner les problèmes visibles, directement. Mais il y en a d'autres, invisibles, ou indirects, que nous devons soigner par un moyen ou un autre. Asmodée


Atelier-Ange-0.jpg

Ça
     Ça ne s'appelle pas. Ça a les cheveux blancs et les oreilles pointues. Ça n'a pas de pupille, juste des yeux blancs dans lesquels on se noie. Ça ne parle pas. Ça traverse le ciel en un éclair, joignant l'irréel au réel. Ça dégage une lumière qui l'entoure comme un bouclier contre le chaos humain. Ça porte des ailes blanches et une épée bleue, et Ça s'interpose dès qu'une bataille menace. Ça n'a pas d'âge, juste un visage lisse qui jamais ne connaîtra les rides. Ça n'apparaît qu'aux petits enfants, ça les empêche de parler de ce qu'il savent du monde oublié. Ça apporte le mal de l'oubli, de la tristesse, et du regret. Ça se cache quand ça a peur, même si ça sait que ça ne peut pas mourir car toutes les peurs sont de la mort. On l'appelle Ange.   Manon




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