Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 11:29

L'Arche

Selena ronchonnait : on lui avait retiré toutes ses armes. Elle était donc sPluieeule et sans défense, ce qu'elle détestait. Elle avait tout essayé pour garder au moins un des ses bijoux, comme elle les appelait. Sans eux, elle se sentait comme une lionne sans ses griffes. Elle traînait les pieds pour rejoindre sa cabine, retardant le moemnt où elle devrait fair ela connaissance de la personne qui la partageait avec elle. Bien sûr, elle connaissait déjà le nom de cette personne : le jour où on le lui avait annoncé, elle avait hurlé que Jamais, ai grand jamais, elle ne partagerait sa cabine avec l'un des pires individus au monde ! On lui avait affirmé qu'il regrettait maintenant ses gestes ; mais elle n'en croyait pas un mot. Elle avait renoncer à sa place dans l'Arche, mais elle tenait trop à la vie pour cela.
Séléna était enfin arrivée devant sa cabine. Elle respira un grand coup avant d'entrer, de faire ses premiers pas sur le territoire du Serpent.
Il n'était pas encore arrivé, elle en soupir ade soulagement. C'était une petite cabine composé d'un étroit salon, et de deux chambres. Sur la porte de la sienne, était représenté un Lion, et au-dessus du lion, il était inscrit Séléna Sanderson. Sur la chambre voisine, sous le Serpent, on lisait John Torrini.
Elle s'assit sur son lit : le voyage allait être pénible.  
             Albane

Partager cet article
Repost0
29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 11:09

Atelier 11 Ecrit complet, long, intégrant des passages narratifs, descriptifs, des dialogues...
Le thème imposé est L'Arche de Noé
Les écrits devront se croiser, pour former, à certains moments, un écrit collaboratif.

 

The Arch

Pluie, eau, torrent. L'eau dévaste tout, San Andreas s'est réveillée. Une vague, encore l'eau, l'eau est partout. La Baie de San Francisco. Ce moment était prévu depuis longtemps, la météo avait annoncé cette catastrophe depuis six mois.
La population se mobilise, les gens ont peur. Mais Noah, a organisé depuis cinq mois déjà son arche et son festival.

Il y a devant l'arche au moins 460 000 de personnes prêtes à embarquer. Parmi ces gens il y a Charlotte, une jeune fille qui a eu des relations avec tout un tas d'artiste et qui tient une galerie dans le SoMa. Groupie et muse en même temps, elle embarque avec sa meilleure amie Jean, une hippie noire, qui aime faire du roller, dormir dans l'herbe et qui vit à Haight Ashbury. Elle est très belle aussi. Avec elles, il y a Paul, le meilleur ami de Charlotte ; ils étaient sortis ensemble à une époque mais il l'avait laissé tomber et s'était installé à North Beach avec Jeanet et Marc ;  ils vivaient heureux ensemble. Paul était peintre, Jean, elle, tenait une boutique de musique. Ils se sont tous les trois retrouvé pour participer au plus grand des festivals : The Arch, 12 Days of Storm & Culture. Musique, Art, Cinéma. Tous les plus grands sont là en musique, on a de Lady Gaga aux Arctic Monkeys en passant par Amy Winehouse, Vampire Weekend et Empire Of The Sun. A ce palmarès s'ajoutaent les artistes, Jeff Koons, Takashi Murakami, Cindy Sherman, Sofia Coppola, Gus Van Sant, Woody Allen... Tous les plus grands noms sont réunis, pour que le festival soir parfait.
Lady-GagaNoah, un ancien hippie qui a vécu Woodstock vient de créer son propre festival. ET depuis qu'il sait pour la Catastrophe, il veut sauver la culture. Alors il a économisé, et il a fait construit de ses propres mains son arche en bois. On est Vendredi 4 Août, le festival est sur le point de commencer.Une multitude de gens patientent, attendant l'ouverture. Il fait chaud. Beaucoup de pays sont présents au Festival, mais pas la France car leur culture est au point zéro. Au bout d'une demi-heure, la rampe du bateau s'ouvre, tous les gens rentrent en courant, et Noah, pieds nus sur la scène annonce le festival ouvert. Heureux, Charlotte, Jean et Paul gagnent leur chambre. Ils sont impatients, émus, ils rient, chantent, attendent, marchent, hurlent, discutent, fument... Arrivés dans leur chambre, épuisés, ils s'endorment, alors que ''I'm not your Toy'' de La Roux passe dans l'arche, à fond.
Le lendemain, ils se réveillent par un bruit de branchement de micro.  Diego

Partager cet article
Repost0
14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 23:34

Les Anges - San Francisco

     Elle est là, en sous vêtements dans le lit de l'hôtel, un bruit de pas dans le couloir, elle sort en courant de la chambre et voit le service d'étage, mais que fait-il ? se demande-t-elle. Elle rentre dans la chambre, enfile une petite robe acheté dans une friperie, et sort. Dehors, le soleil est puissant, les rayons lui agressent le visage, elle protège ses yeux avec son bras ce qui laisse entrevoir son petit tatouage en forme d'ancre de bateau. Elle avance dans la rue, ses talons claquent le sol, elle avance, et rentre dans un Starbucks pour petit déjeuner : Frapuccino et Doughnut. Elle sort une cigarette et profite de ses premières bouffées. Sort son Blackberry, et appelle Aphex mais personne répond. Mais où est-il ? Émane du Starbucks ''

"Solitude'' de Billie Holiday. Le soleil dans la rue, elle seule avec sa Lucky Strike et ses pensées, le remords la prend tout d'un coup, cette émotion qu'elle ne connaissait pas la prend à la gorge. Pourquoi s'est-elle disputée ? Elle se trouve idiote, et le voit lui tout seul dans cette grande ville magnifique, imposante, mais inconnue ; S'est-il perdu ?
   Son téléphone sonne, au bout d'une minute l'interlocuteur a raccroché mais elle non, elle reste, le téléphone à l'oreille. Ses yeux se figent, elle reste là dix bonnes minutes le téléphone à l'oreille. Elle marche dans la rue, en se répétant ses mots : Il est mort. Elle marche en se répétant ses mots, elle marche mais reste tranquille. Elle passe l'après-midi, seule avec ses mots et une fois dans la chambre de l'hôtel, réalise. Elle réalise et elle pleure, ce qui pour elle est encore nouveau.
San Francisco

   Elle est là, à la fenêtre de la chambre avec la radio qui passe ''The World'' d'Empire Of The Sun. Les larmes sur sa joue, les larmes sur sa peau, seule. Pourquoi ? Pourquoi croyait-elle que la vie des hommes était si belle ? Elle se trouve idiote, leurs derniers mots auront été une dispute complétement débile sur le trottoir d'un vieux club. La musique passait, et elle, elle reste seule à pleurer. Son regard est vide, elle regarde dans le vide, elle ressent quelque chose qui pour elle est indescriptible, un poids dans la gorge, un poids sur ses épaules, Pourquoi s'est-elle disputée avec lui ? Elle prend son téléphone et le lance dans la rue. Elle regarde droit devant elle, pleure, pleure puis se déshabille et rentre sous la douche. Elle s'assoit sous la douche, cette miteuse douche d'hôtel, elle est triste, elle se sent vide, seule, comment fera-t-elle s'il n'est plus là ? Elle a deux choix, elle reste là à réfléchir sur ce que pourra être sa vie, ce qu'elle a été, elle reste longtemps à réfléchir. Se souvient de toutes les choses qui lui sont arrivées durant ces deux semaines de vagabondage à travers les États-Unis. Elle sort dans la rue et voit une chose que seul Aphex pourrait comprendre, à laquelle seul Aphex aurait pu rire. Elle rentre tout de suite à l'hôtel, allume son petit Mac, et réserve un billet d'avion pour San Francisco - marre de New York, des souvenirs qui y sont ancrés. Vive San Francisco, ville d'ouverture, loin des petits bourgeois de la côte Est.
   Elle prend l'avion, regarde son ancienne vie de haut et part pour en commencer une nouvelle, elle pleure dans l'avion et en atterrissant sèche ses larmes et met cette histoire, ces évènements au fond de son cerveau.
   Depuis elle revient une fois par an à New York pour ne pas l'oublier cette histoire, se souvenir de Aphex, maintenant humaine et ayant découvert toutes les facettes de cette catégorie de cette existence, elle vit pleinement et comme elle l'a toujours désiré, la vie humaine c'est le pied. Elle marche dans les rues de San Francisco ''I Cried Like A Silly Boy'' de Devotchka dans son Ipod, et elle est bien, Trisha est heureuse.Diego

    
Partager cet article
Repost0
13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 18:00

Les Anges - New York

  "Run'' de Vampire Weekend, Thunderbird, la nuit. Bouge dans le vent, sa coupe afro. Aphex rigole. Liberté, innocence, découverte de la vie humaine. Là, assis sur les sièges couleur crème de la voiture, contemplent le paysage, l'Arizona. La voiture roule sous les yeux émerveillés de Trisha et d'Aphex, ils voient la nature. A leurs yeux, tout est nouveau, ils découvrent le pays, quittent Los Angeles, pour la première fois depuis mille ans. Ils sont comme les enfants qui découvrent le plaisir des chocolats et des cadeaux au pied du sapin.

« Ça alors, regarde nous, rit-elle.
-
Tu l'as dit ! A nous, New York! s'exclame Aphex
- Ouais ! dit Trisha en levant ses mains avec lesquelles elles tient son soda de chez McDo.
-
C'est la première fois depuis très longtemps que je m'en sens bien, vraiment bien.
-
Une fois à la Big Apple, on pourra vivre où ? demande-t-elle.
-
J'aime bien Chelsea ou Meat Packing District moi, répond-il.
-
J'ai tellement hâte, j'en peux plus, ça va être génial. »

   Il met ''Volunteers'' de Jefferson Airplane dans le lecteurs CD. Devant eux, la route, la route 66, longue, majestueuse. Tout n'est que poussière. Au bout d'une heure, enfin une trace de vie humaine, une vieille station service, qui n'a pas été repeinte au moins depuis dix ans.

« Arrête toi, faut que j'aille pisser ! crie Trisha, et me dégourdir les jambes, j'en peux plus !
Ok, j'vais acheter de la bouffe, j'ai trop faim, tu veux un truc ? Demande-t-il.
- Ouais, prends moi du Dr. Peper, s'te plaît »


   Près des toilettes, un homme, châtain, habillé d'un jean, des vêtement pleins de peinture pour tags, lui vend un petit remontant qui fait planer. Trisha croit reconnaître un ange, peut être un autre ange qui lui aussi avait quitté Los Angeles. Ils reprennent la route.

« Regarde, crie-t-elle, pleine enthousiasme.
-
Quoi ? demande Aphex.
- Ce que j'ai acheté, 
dit d'une petite voix heureuse Trisha.
-
Cool ! J'ai toujours voulu en prendre mais j'ai jamais pu à cause de cette fonction d'ange, qu'est-ce que ça nous a empêché de vivre. File moi une taff !
-
Attends, dit elle, avant d'en prendre deux.
-
J'crois que je me suis jamais autant amusé de toute ma vie.
- Pareil, dit-elle en lui donnant le joint.»


   Poussière sur des kilomètres. Poussière et ''Christine's Tune '' de The Flying Burrito Brothers. Aphex roule à fond. Pendant deux semaines, en passant par le Nouveau Mexique, Le Texas, l'Oklahoma, le Missouri... ils roulent. Pendant deux semaines, voiture, motel, visite, discussion, rire, musique, découverte de la liberté.

 

      ''When Did Your Heart Go Missing?'' de Rooney émane de la radio. Sur les vitres des reflets, les reflets de New York. Times Square version Fish Eye dans la vitre et dans les yeux mouillés de Trisha. Trisha pleure, pleure de joie, tout ça est nouveau, toutes les couleurs imaginables sont dans les vitres de la voiture. Aphex et Trisha sont là, sur les sièges de la Thunderbird, épuisés et émerveillés de toutes le nouvelles choses qu'ils ont pu voir en traversant tous les Etats. Les gens marchent dans la rue pour aller à une fête, un concert, un spectacle, des taxis, des pubs, des néons... Ils sont à New York. La seule fois où elle avait vu New York, c'était dans cette boule à neige qu'on lui avait rapportée et qui était sur l'étagère au dessus de son Mac portable. Émus par cette ville, cette ville si grande, si belle, si vivante, ils roulent vers leur hôtel dans Chelsea. Arrivés, ils sortent leurs bagages et gagnent leur chambre.Atelier-Ange-reveil.jpg

 

    Ils marchent dans le couloir rouge de l'hôtel. Ils rentrent dans leur chambre. Trisha part dans la salle de bains, Aphew allume la télé, il regarde HBO. Deux heures plus tard, les deux sortent de la chambre. ''Around the Ben'' des Asteroids Galaxy Tour à fond dans la voiture. Ils s'arrêtent et descendent de la voiture. Elle en talons, lui en chaussures chics, leurs pieds marchent dans New York. Ils vont à une soirée, dans un petit club branché du SoHo. Elle en Alexander McQueen, lui en Jeremy Scott, eux, ils marchent dans la rue. De la fumée dans la nuit, dans la rue, des néons, une queue d'au moins une heure, un videur, New York et eux. Ils rentrent dans le club, ''Disco Heaven'' de Lady Gaga dans le club, les gens dansent, Trisha et Aphex aussi. Sa robe bouge, elle est heureuse, elle se demanda comment elle avait pu rester ange pendant aussi longtemps, et lui discute avec une fille. Tous les deux dans le club, la musique, ils sont là, ils profitent de leur liberté, de leur nouvelle vie. Deux heures du matin dans la rue.

« Wouah, c'était énorme ! s'exclame Trisha.
- Tu l'as dit, rétorque Aphex.
- Viens, on appelle un taxi pour rentrer.
-
Non, restons encore, j'ai faim, un jap' ça te dit pas? demande Aphex
- Non, j'ai froid, je suis fatiguée, on rentre.
- Non ! crie Aphex.
-
Ne me crie pas dessus, arrête, c'est moi qui nous ai fait rentrer ici.
-
Si je t'écoutes c'est grâce à toi que tout cette aventure est arrivée, arrête de te mettre en avant !
-
Mais,,,
-
Mais quoi, s'énerve Aphex, j'en ai marre que toujours tu prennes le beau rôle.
- Mais arrêtes ! ne dis pas n'importe quoi !
-
J'me casse, marre que tu râles, que tu me mettes tout sur le dos, ciao.
-
Arrête, t'en vas pas, s'te plaît, j'm'excuse ! Ddit Trisha les larmes aux yeux.
-
Non, rentre ! crie Aphex, tu commences à m'énerver depuis qu'on a passé la frontière de la Virginie.
-
Allez, viens, fais pas l'idiot, tu vas aller où ?
-
Chez Misha, répond t-il
-
C'est qui Misha ? demande-t-elle.
-
Une fille que j'ai rencontrée.»

   Il part, et elle, elle pleure. Elle le regarde rentrer dans le club et elle elle reste là puis au bout de cinq minutes voyant qu'il ne revient pas, elle appelle un taxi et rentre à l'hôtel. Elle qui croyait que la vie d'humain serait parfaite, en étant ange il n'y avait pas tous les sentiments et émotions qu'ont les humains, mais la dispute ne faisait pas partie non plus de cette vie-là.

   Triste, elle monte dans le taxi, elle regarde la rue pars la vitre au dessus du coffre. ''We Are The People'' d'Empire Of The Sun sort du lecteur CD du taxi, pour la première fois, elle pleure. Elle pleure, et se demande où peut bien être Aphex. De retour à l'hôtel, elle se glisse dans le lit et regarde une série sur HBO, seule.  Diego

Partager cet article
Repost0
7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 14:43

Reprise des procédés / formes littéraires abordés autour du thème (fédérateur) de l'ange.

Un passage narratif / un dialogue (avec une citation "imposée") ; 2e étape les textes (et les anges) se voient et se répondent.
Les formes narratives peuvent aussi évoluer (poème...)

Ça fait peur ! Atelier-Ange-10. FlickR CC Bird
Gabrielle regardait cette fillette à peine arrivée de son monde, elle voletait et semblait heureuse. Tout à coup, la fillette s'arrêta net. On aurait dit qu'elle venait de voir le diable ! Elle se retourna et demanda à Gabrielle : "Qu'est-ce que c'est que ça ?
- Où ça ?
- Là, ça !
- Ah oui ! c'est Ça !
- Ah ! Quel drôle de nom ! 
Liphéo

Naya observait la terre
Naya observait la terre, qui avait tellement changé depuis les six cents dernières années. D'un geste, elle rendit ses ailes invisibles et sortit de la ruelle dans laquelle elle était. La lumière aurait ébloui toute personne normale, mais elle ne la gêna pas. Marchant dans la rue, elle s'arrêtait souvent pour regarder les gens, les yeux des gens. De cette manière, elle voyait leur âme. Elle regarda sa montre, 13h50, elle se mit à courir cherchant une ruelle sombre pour pouvoir repartir. Elle s'envola sans être vue et partit à la recherche de Gabrielle. Il s'agissait de parler d'une humaine de huit ans.
"Penses-tu qu'elle puisse le devenir ?
- Je n'en suis pas sûre. Tu as regardé son âme ?
- Justement Naya, je voulais que tu m'aides pour cela, je n'ai que peu d'expérience, à peine deux cents ans...
- Essaie, tu y arriveras. Aie confiance en toi."
Et Naya s'éloigna d'un battement d'ailes.
Albane

Quand Ça s'ennuie
Quand Ça s'ennuie, comme tous les anges, Ça a tendance à tourner en rond... A regarder dehors. Puis quand Ça trouve enfin une occupation, et ça a souvent rapport avec les autres anges.  
Ça joue à trouver un ange plus vieux que liui, ou Ça se moque du look des nouveaux anges. Dernièrement c'est une fille qui l'observait qui a attiré son attention, alors qu'il se désennuyait en tagant un mur... 
Manon

Atelier-Ange-11-Birds-FlickR-CCMr T.
De là où je suis, je vois ce que Jimmy donne à Trisha et Aphex.
"Trisha, tu ne devrais pas prendre ça !
- Mais je m'en fous, je veux être libre, comme Aphex, voler, et voyager, cria-t-elle.
- Tu en veux Mr T. ? me demande Aphex, en désignant l'objet du deal.
- Non, parce que moi je veux être vraiment libre... me détacher de la chaîne des anges, vivre ma vie..."
Et je retoune voler au-dessus des autres, que je regarde d'un autre oeilMila

Nature
Le petit garçon restait assis face à un aquarium, dans lequel nageaient de multiples poissons, sans conscience du monde extérieur. Isii aimait regarder la vie en face, même dans une pièce sombre, comme à travers un hubloot. Les êtres humains traitent les autres êtres vivants comme des bêtes, d'où leur nom. Les animaux et les plantes sont la vie même ; et Isii se demandait Pourquoi, pourquoi les humains, maîtres du monde par leur intelligence, étaient aussi cruels. Pourquoi ce manque d'amour pour la Terre qui les avait enfantés ? Ce ne sont que des brutes égoïstes, les poissons, eux, sont bons.
Et là, au milieu des créatures marines volant dans les eaux, parut un visage, un visage d'ange...
Eve

Enfer et dam'canon !

- Stop ! Pour avoir commis plusieurs infractions graves au code des Anges, vous êtes condamné à errer pendant 753 ans, 2 mois et 45 jours en enfer dans le comté de Ben & fils. Ensuite pour l'infraction 3 de la page 4 alinéa 7 vous serez emprisonné dans la prison Déficits pendant 1254 ans 13 mois et 2 jours et enfin vous vagabonderez sur la plaine Infinie des Lamentations pour le restant de l'éternité.
- Vous vous trompez demoiselle.
- Ah, et en quoi ?
- Il y a 31 jours au maximum et 12 mois dans l'année.
- Eh bien non, en enfer le temps s'écoule différemment que sur Terre.
- Et le Paradis ?
- Voyons, tout le monde sait que le Paradis est une légende, les bonnes âmes n'ont pas le choix  : elles  se réincarnent. Allez ! On y va... George.

- Mais je m'appelle George, je suis Bill. Bill Cinton !

- Vous n'êtes pas George Bux ?
- Je viens de vous le dire !
- Ah bon, eh bien excusez-moi pour l'erreur !
- ça veut dire que je vais me réincarner ?
- Bien sûr que non ! Tous les hommes ou femmes politiques finissent tous en enfer, à quelques exceptions près ! Et en plus de la Plaine infinie et des Lamentations, vous passez 534 ans au Big Bazar.
- Au Big quoi ? et pourquoi ?
- Pour adultère à répétition !
- Quoi ! Je suis sûr que ce sont mes femmes qui m'ont trompé !
- Une seule l'a fait.
- Ah, vous voyez. Et laquelle, dites-moi ?
- Vous avez déjà oublié ce scandale-là ?
- Quel scandale ?
- ça suffit, quand viendra l'heure vous me suivrez, c'est tout !
- Oh, il y a peut-être un petit ... moyen de s'arranger ; vous n'êtes pas trop mal, pour un ange...
- Vous tenez à aggraver votre  cas ? Vous ne connaissez pas la loi : "Angels have no philosophy but love" ? Croyez-vous que cela veut dire qu'on se laisse séduire par le premier petit politicien véreux venu ?
- Mais je m'intéresse vraiment à vous !
- Taisez-vous !"
Alors qu'elle allait le faire taire, Reiko vit l'homme disparaître, aspiré dans un tourbillon de feu et de fumée...
"Cette Trisha, toujours aussi fourbe !" s'exclama-t-elle.
 

Resha

Partager cet article
Repost0
7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 13:53

Reprise des procédés / formes littéraires abordés autour du thème (fédérateur) de l'ange.

Un passage narratif / un dialogue (avec une citation "imposée") 

Allie Atelier-Ange FlickR CC
Elle se tenait là, ses grandes ailes blanches battantes, brassant l'air. Ses cheveux blonds, flottant au vent, lui donnait un air doux et calme. Pourtant elle repensait à cette horrible scène, son nom Allie crié par une voix dépourvue d'émotion... Ses yeux bleu d'océan et larges comme la mer pétillaient, rien ne laissait voir, derrière cette mine heureuse, sa tristesse. Sans s'en rendre compte, elle venait de toucher le sol. Elle portait s arobe blanche, décorée d'une petite rose. Son visage était parfaitement symétrique, son nez fin et ses lèvres délicates. C'était un ange, oui, mais pas comme ces êtres lourdement embarrassés de leurs longs voiles et de leur auréole prétentieuse. Elle avait une taille de guêpe, ce qui mettait en valeur ses deux grandes ailes blanches. Et son aspect hybride, comme elle le disait elle-même. Sa passion ? Elle n'en avait aucune. Ses amis ? Elle en avait été séparée. Son amour ? Elle l'avait perdu. Et elle criait, intérieurement, de toutes ses forces. Il était parti, oui. Et elle regardait ses grandes mains blanches, et les retournait en se disant : "Qu'ai-je fait ? Pourquoi ?"
Une passagère de l'atelier

Partager cet article
Repost0
7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 10:55

Reprise des procédés / formes littéraires abordés autour du thème (fédérateur) de l'ange.

Un passage narratif / un dialogue (avec une citation "imposée")

Naya 
   Atelier-Ange-7 Naya regardait la Terre du Haut de la nuée. Elle avait tellement changé depuis qu'elle était devenue ange. Pas physiquement, mais plutôt dans sa tête... Son corps était toujours celui d'une belle jeune femme, ses cheveux toujours noirs de jais et sa peau pâle. Ses yeux châtains faisaient toujours songer à un océan de Nutella dans lequel on aimerait se noyer, mais maintenant son regard était plus sérieux, il avait perdu l'éclat de joie qui y logeait avant. Ses ailes étaient devenues grandes et blanches, aux contours dorés. Son humeur était devenue calme, réfléchie, alors qu'avant elle riait de tout et de rien. Elle prenait son rôle d'ange au sérieux. Elle aimait guider les Âmes blanches, comme elle aimait les appeler, elle adorait les aider à marcher dans le bon chemin...
    Un ange apporta un message, interrompant Naya dans sa contemplation. Elle y jeta un coup d'oeil et souffla. Elle marmonna un "Merci, l'Ange." et reprit sa contemplation.
Elle allait devoir conduire une âme perdue au Purgatoire, où un jugement l'attendait. Encore une fois.
...........................................
- Naya, tu viens ? On va y aller.
- J'arrive, je regarde une dernière fois la terre.
- Tu n'as pas envie de repartir sur ton nuage ? De retrouver les autres anges ?
- Je suis bien ici. J'ai changé un homme, je l'ai fait passer du bon côté. J'ai créé ma vie !
- Je vois, tu te sens bien ici. Tu t'es épris d'un mortel. Tu t'es créé une famille.
- Je sais ce que tu vas dire, je suis égoïste parce que je n'ai plus envie de sauver d'autres personnes et d'autres âmes. Je te comprends. Tu sais un jour une vieille ange m'a dit : «Les anges d'aujourd'hui sont ceux qui s'intéressent aux autres avant de s'intéresser à eux-mêmes». C'est ce que, toi, tu es. Tu t'es toujours porté volontaire pour sauver les autres. Tu t'es mis dans les pires situations pour que nous puissions accomplir nos missions. Tu as fait tout cela sans jamais vouloir en recevoir tout le mérite.
- Il n'empêche que j'ai envie de rester ici. Je ne suis pas comme tu m'as décrite. Si j'étais vraiment comme ça je partirais d'ici pour sauver d'autres hommes, d'autres âmes !
- Tu plaisantes ? Nous sommes tous égoïstes à un moment ou un autre. C'est dans notre nature. Je parlerai de toi au Père. Et il acceptera que qui tu deviennes... humaine.
Albane

Partager cet article
Repost0
2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 20:20

Reprise des procédés / formes littéraires abordés autour du thème (fédérateur) de l'ange.

Un passage narratif / un dialogue (avec une citation "imposée")


 

L'ange nuage Atelier-Ange.jpg

Dans mon jardin j'ai trouvé un Ange.

Il était comme un nuage blanc, on aurait dit une fumée en forme d'ange. Mais il n'avait pas d'ailes. Et il restait quand même suspendu dans l'air.

 
Dans chaque petite chose, il y a un Ange. (Bernanos)

« Il y a quoi dans ce sac ?
- Un Ange !
- Et dans ce truc ?
- Un Ange !
- Dans la voiture rouge il y a quoi ?
- Un Ange.
- Oh ! regarde un chien !
- Dans ce chien,  il y a un Ange.
- Tu m'énerves avec tes Anges, tu vois des Anges partout.
- Partout peut-être, mais toi, en tout cas, tu n'en es pas un !»  Amélie (11 ans)


Mon ange,                          
     Mon ange aime bien être en hauteur, se faire remarquer, se faire bien voir.
Souvent il a une bombe pour taguer à la main. Un tee-shirt noir basique, acheté à Decathlon, sur lequel des taches de peinture sont visibles. Un jeans bleu clair lui aussi très simple, deux trous au niveau des genoux et de vieilles baskets noires.
    Un regard doux et chaleureux, les cheveux ébouriffés, cet ange, je l'aime ...
              
Mila


Gabrielle
     Gabrielle est un ange, un ange pas comme les autres, diabolique et angélique, comme son nom l'indique. Elle a des yeux bleu clair comme un océan de bonheur. Elle est toujours vêtue d'une fine robe ciel qui fait ressortir ses petites ailes blanches. Gabrielle assiste souvent à des naissances. Les enfants croient en elle. Chaque soir, elle vient endormir les enfants qui ont peur, elle les rassure. En revanche, les adultes c'est le dernier de ses problèmes. Gabrielle ne veille que sur les enfants...  

Elle parle à une petite fille malheureuse:

" Dis moi pourquoi pleures-tu ?
- Non, je ne te le dirais pas tant que tu ne m'auras pas dit qu'est ce que tu viens faire ici.
- D'accord mais tu me promets qu'après tu m'expliques ton problème.
- Oui, promis sur la tête d'un ange
- Alors je viens ici pour te consoler. Alors, dis-moi ce qui te rend si triste.Atelier-Ange-3.jpg
- j'ai l'impression que ma mère ne m'aime plus. Elle ne m'appelle plus mon ange et mon rêve...
- Et ton rêve, c'est de devenir un ange, eh bien viens avec moi tu vas devenir un ange. Mais d'abord il faut que tu saches une seule et unique phrase :
«Les anges d'aujourd'hui, ce sont ceux qui s'intéressent aux autres avant de s'intéresser à eux-mêmes." (Win Wenders) 
Liphéo


Invisible guerrière

       Récupérer les âmes, c'est son travail. Reiko, une jeune shinigami n'a pas plus de deux mille ans. Dernière de sa promotion, on la envoyée sur Terre, récupérer les âmes, mais pas n'importe lesquelles, celles des assassins, des violeurs et les plus dangereuses celles des politiciens. Il importerait peu à ses supérieur que la rouquine aux yeux de feu meure une seconde et dernière fois. Elle vole donc, attirant les regards animaux sur sa personne, laissant voleter derrière elle les extrémités veloutées de de sa longue écharpe blanche tranchant avec la noirceur de son kimono. Katana à la main, fourreau à la ceinture, elle traque insensiblement ces âmes noires cherchant à se réincarner, pourfendant inlassablement leurs mânes. Un ange solitaire, qu'on aurait crue au coeur de pierre, défendant l'humanité. Aussi faible soit elle, accomplissant sa mission, elle reste, une aile de la mort.

Enfer et dam'canon !

Stop ! Pour avoir commis plusieurs infractions graves au code des Anges, vous êtes condamné à errer pendant 753 ans, 2 mois et 45 jours en enfer dans le comté de Ben & fils. Ensuite pour l'infraction 3 de la page 4 alinéa 7 vous serez emprisonné dans la prison Déficits pendant 1254 ans 13 mois et 2 jours et enfin vous vagabonderez sur la plaine Infinie des Lamentations pour le restant de l'éternité.
Vous vous trompez demoiselle.
Ah, et en quoi ?
Il y a 31 jours au maximum et 12 mois dans l'année.
Eh bien non, en enfer le temps s'écoule différemment que sur Terre.
Et le Paradis ?
Voyons, tout le monde sait que le Paradis est une légende, les bonnes âmes n'ont pas le choix  : elles  se réincarnent.
Allez ! On y va... 
Resha


Atelier-Ange-5.jpg

Ange

   Il est là. Devant moi. Je le vois clairement. Il est ni trop petit, ni trop grand. En tout cas, il est jeune. Enfin je dis « il » mais je ne sais pas si c'est «il» ou «elle» , tant pis je continue avec «il».

   Il a les cheveux coupés au carré, un peu ébouriffés, il est brun avec quelque reflets plus clairs. Ces yeux sont d'un vert magnifique, un vert si pur ...

Il est vêtu d'un costume blanc. Derrière lui se dessinent deux grandes ailes ... qui ne sont pas blanches mais noires.

Oui c'est encore un de ces anges, déchu ... Carla

 


Los Angeles

     Tôt le matin, devant la glace, se maquille. Fume. D’une bouche pulpeuse, sort une fumée blanche qui contraste avec sa peau noire. Va dans le salon, de ses longs doigts allume la stéréo ’’White Sky’’ de Vampire Weekend. Danse, sa coupe afro cogne le plafond. Les yeux d’un bleu-gris comme si de l’eau fraîche était dedans. De son regard mou, contemple Los Angeles. Passe sa langue sur ses belles dents lisses et blanches.

Enfile une nuisette courte et un manteau de fourrure. Au bout de mille ans, dur de rester à la mode. Sort doucement de l’appartement en faisant claquer ses talons. Dans la rue, au lieu d’appeler un taxi, comme tout le monde, s’envole, partie dans un inconnu ou chez l’inconnu pour travailler, dans un endroit ingoré de nous. Elle, c’est Trisha.

 Plus tard, après le travail, Trisha rencontre Aphex, son meilleur ami, dans un bar de Venice Beach.
« Quoi ! s’exclama Trisha
-   J’ai été viré ! répondit Aphex
-   Quoi, comment ça ?
-   J’ai été pris en train de fumer du Hash avec Nikky, dit-il
-   Et alors ? demanda-t-elle
-   Ils m’ont enlevé mes ailes, je n’ai plus ma fonction, donc je ne suis plus immortel
-   Merde ! s’empresse de dire Trisha »

Il prend une gorgée de son Blue Lagoon, ‘‘Long Distant Call’’ de Phoenix en fond.
« Tu l’as dit, en plus, je savais que j’allais me faire coincer
-    Je passerai te voir souvent. Mais quand même, fumer du Hash, faut le faire, dit-elle
-   Je sais, j’suis con, tout ça à cause de Jimmy qui me refile son matos
-   T’inquiète pas, les anges d’aujourd’hui ce sont tous ceux qui s’intéressent aux autres avant de s’intéresser à
eux mêmes, répond Trisha
-   Bon, écoute, tu sais maintenant je vais pouvoir sortir, m’engager avec des filles, car je ne suis plus immortel
-   Tu sais quoi ? cria-t-elle d’un coup
-   Non.
-   Je réfléchis à partir de ce monde, la hauteur, l’immortalité, déjà mille ans
-   Et moi, j’ai déjà mille deux cents ans, bon une apparence de trente ans mais… répondit Aphex
-   T’as raison, je n’en peux plus, dit ton Jimmy y pourrait pas m’en refiler, pour que je me fasse renvoyer ! s’
exclame-t-elle
-   Si, je crois, et après… On ferait quoi, on irait où ? questionne-t-il
-   J’ai toujours rêvé d’aller à New York ou à New Orleans, quitter la Ville des anges une bonne fois pour toute.
-   Le Rêve..., dit il d’une voix béate »

Sur ce, ils sortirent du bar, la tête pleine de rêve et de futur, qui enfin libérée de sa fonction usuelle, était libre et pour mille ans. Diego

 


Dans la Ville
     Je suis un ange. Pas encore déchu, mais si je reste encore assis pendant deux ou trois jours sur ce rocher, je risque d'en devenir un. Je suis allé à Los Angeles, pour voir ce que les Hommes appellent la Ville des anges.
Et des anges, j'en ai pas beaucoup vus ! C'est vrai que je suis un peu vieux jeu, mais toute de même ! un peu de décence ! Un des anges que j'ai aperçu se baladait avec l'apparence d'une femme, en nuisette, haut moulant, et même ses beaux cheveux blonds bouclés et soyeux, étaient coiffés façon afro, châtains et  frisottés.
De plus,elle se pavanait de bar en bar avec une cigarette à la bouche. Restant invisible aux humains, je m'avance vers cette «Ange» qui me reconnais tout de suite, mais en me regardant d'un peu plus prés; elle a un air de dégoût.
    Mes vêtement ne sont pas si mal que ça voyons ! Je garde toujours la même robe blanche, de la blancheur la plus divine ,avec une ceinture, faite de fils d'or formant une tresse autour de ma taille. Sur cette ceinture, j'accroche mon auréole car elle me gène lors de mes expéditions. J'ai les cheveux châtain qui ondulent, ils ne bouclent pas parce que mon père était humain.
Après avoir rencontré cette ange, et qu'elle m'a raconté comment les Hommes fonctionnaient, je me suis réfugié sur ce rocher  réfléchissant à ce que le divin avait bien pu créer, un monde digne de mon lointain cousin Lucifer. Je rentre chez moi.        Italienne

L'Ange de la Rue Atelier-Ange-6.jpg

     Le petit garçon marchait en regardant les vitrines des magasins, les mains dans les poches. Personne ne semblait le voir, le monde entier l'ignorait. Son regard était joyeux et plein de vie, brillant d'une excitation qui lui était propre. Si quelqu'un l'avait regardé profondément à ce moment précis, il se serait noyé dans ses yeux bleus. Un léger raclement métallique le surprit, il se pencha pour ramasser une canette de soda usagé. Il fronça les sourcils et froissa le déchet dans sa poigne comme un vulgaire morceau de papier, le jetant dans la première poubelle venue. Il repoussa la mince mèche de cheveux blond qui l'aveuglait et soupira. Son pull-over beige et son jean délavé lui donnaient des allures de garnement qui passe le plus clair de son temps à rêvasser, mais ce n'était pas le cas. Ses vêtements étaient en parfaite cohérence avec son physique, et ce que l'on pouvait apercevoir de son caractère. Il semblait s'ennuyer ferme, et il ne tarda guère à observer gauchement la circulation de la route. Un sourire étincelant envoya voler en éclat la moue dubitative qu'il avait affichée quelques instants plus tôt.

 

"Le temps est l'ange de l'homme." ( Friedrich von Schiller)

     L'adolescent aux cheveux d'or continuait de tracer inlassablement sa route dans le dédale qu'était la grande ville. Il parcourait les parcs, les rues, les marchés, rencontrant maints paysages et maintes visages artistiques de la société humaine, curieux de voir de nouvelles choses, qu'il n'avait jamais vu. Les bâtiments de béton qui s'élançait haut dans le ciel couvraient la vue, et le ciel dégagé était gris de pollution. C'était un des aspects de la ville que ce petit bonhomme avait du mal à saisir : quel en était le sens ? l'utilité ? Durant sa réflexion, une second personnage s'était arrêté à ses cotés. Plus grande de quelques centimètres, une adolescente aux cheveux noir corbeau. Le regard bleu croisa le regard rouge, et ils se mesurèrent tous deux, lisant l'histoire de l'un et de l'autre dans le regard qui leur faisait face. Ils étaient opposés, et ils s'en étaient bien rendu compte.

« C'est une belle journée n'est-ce pas, qu'en dis-tu ? commença la jeune fille, à la fois froide et distante.

- C'est une manière de voir les choses, le ciel est gris, et pleure silencieusement au dessus de nos têtes, continua le deuxième enfant, d'un ton morne et monotone.

- Je ne sens pas cela.

- Tu n'en as pas la capacité.

- Cela m'est égal, je m'en fiche.

- Tu ne peux pas comprendre ce que tu ne connais pas.

- Il en est de même pour toi. J'aimerais savoir ce que tu fais par ici. Ce territoire est le mien, et j'éliminerais quiconque viendra perturber mes occupations, je suis une dominante,une envoyée, un messager.

-Tu ne dois sans doute pas faire ton travail comme il se doit, pour que l'on m'envoie rejoindre tes rangs, ou plutôt prendre ta place. Les humains sont tristes, comme le ciel. Tu n'exécutes pas les ordres à la lettre, je viens réparer tes erreurs.

- Peut-être ne suis-je pas attentive, mais je n'entends pas d'appel de coeur, de gens en peine, je les corrige, je les aide à ma manière. Il n'y a que ça de vrai.

-Les vestiges du passé disparaissent pour faire place à l'avenir, nous sommes tous d'accord. Cela tu ne t'en rend pas compte. Et le problème vient de là. Le ciel pleure, il souffre de ces ravages, les hommes travaillent et évoluent, mais ils ne prennent pas soin de la nature qui les protège. Pour la survie de l'homme, nous devons défendre le ciel, et pour défendre le ciel, nous devons défendre la nature. C'est un cercle vertueux, et nous devons nous y faire. Toi, tu ne fais rien que soigner les problèmes visibles, directement. Mais il y en a d'autres, invisibles, ou indirects, que nous devons soigner par un moyen ou un autre. Asmodée


Atelier-Ange-0.jpg

Ça
     Ça ne s'appelle pas. Ça a les cheveux blancs et les oreilles pointues. Ça n'a pas de pupille, juste des yeux blancs dans lesquels on se noie. Ça ne parle pas. Ça traverse le ciel en un éclair, joignant l'irréel au réel. Ça dégage une lumière qui l'entoure comme un bouclier contre le chaos humain. Ça porte des ailes blanches et une épée bleue, et Ça s'interpose dès qu'une bataille menace. Ça n'a pas d'âge, juste un visage lisse qui jamais ne connaîtra les rides. Ça n'apparaît qu'aux petits enfants, ça les empêche de parler de ce qu'il savent du monde oublié. Ça apporte le mal de l'oubli, de la tristesse, et du regret. Ça se cache quand ça a peur, même si ça sait que ça ne peut pas mourir car toutes les peurs sont de la mort. On l'appelle Ange.   Manon




Partager cet article
Repost0
1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 15:56

Atelier 8 Rapporter des paroles (autour d'un non-dit, d'un silence)

Hurt by words 
   C’était le soir. 1998. Il était là avec ses amis : Kitty, une femme de vingt-cinq ans, une écolo dans l’âme, prête à faire Chinatown-Queens en vélo, puis Eric, le petit ami de Kitty, designer, et enfin Eve, parents extrémistes catholiques, elle avait fuguée de chez elle à quatorze ans. Ils se dirigèrent vers le bar. Il faisait nuit, nuit noire sur New York. C’était le dernier endroit à la mode, déjà à l’entrée, on pouvait entendre ‘‘Free’’ d’Ultra Nate. Plein de gens discutaient. Autour d’une table, Cosmopolitan à la main, Eve mangeait l’olive. Au milieu de la foule, il aperçut une femme, seule, au bar. Belle, elle souriait, replaçant une mèche de ses cheveux blonds derrière l’oreille. Ils se regardèrent, se sourirent. Kitty et Eric s’embrassaient sur la piste, en fond ‘‘Believe’’ de Cher. La femme s’avança vers lui, il rougit.                       

« Salut, ça va ?
- ...
- Pourquoi me fixez-vous ? dit-elle d’une voix rauque.                                                   

- Bein…, bafouilla t-il                                                                                                     

- Vous m’invitez à danser ? répondit elle »

Ils dansèrent, sur ‘‘I’m Too Sexy’’ de Right Said Fred. Il était heureux. Puis, là, elle approcha sa bouche maquillé près de la sienne puis l’embrassa. Elle plaça ses lèvres contre son oreille et chuchota quelque chose. Le visage de l'homme se figea, il aperçut à l’autre bout du bar les amies de la femme qui riaient en le regardant.
Il alla se réfugier dans les toilettes pour femmes, et dès qu’une d’entre elles entrait dans les toilettes elle était accompagnée de ‘‘Barbie Girl’’ d’Aqua qui venait de l’intérieur du bar. Au milieu des femmes qui se remaquillaient, il pleurait, il était triste. Une atmosphère lourde. Des larmes coulaient, seules, sur le sol des toilettes. 
Diego  

Pina Bausch : Nelken
, excerpt : The Man I Love (vocal: Sophie Tucker). Performance 
 


Partager cet article
Repost0
30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 13:27

Atelier 8 Rapporter des paroles (autour d'un non-dit, d'un silence)

En direct...
Atelier-Armure FlickR CCLe vaillant chevalier, sur son tout aussi vaillant destrier, galopait, rapide comme le vent, dans la plaine veinée de rose et de gris. Sa mission : trouver Le Vénérable ; son commanditaire : La Reine France II.
La Reine avait envoyé son fidèle coursier et serviteur Dark Vadehor.
En arrivant près de la résidence du Vénérable, le coursier avait eu la surprise d'entendre : "Tirez la chevillette, et
la bobinette cherra", puis de voir sept nains se précipiter à sa rencontre pour l'introduire dans le dirigeable. Les nains le menèrent jusqu'à un bureau, dont le fauteuil était tourné vers une fenêtre plongeant dans l'abîme d'un

gigantesque coucher de soeil.
Le siège tourna lentement, une voix s'éleva : "Je suis Tor Albator, que puis-je pour vous ?
- Je voudrais voir votre maître.
- Et c'est de la part de ?
- France II.
- Vous ne ressemblez pourtant pas à une femme.
- Imbé je cile suis par en cette voyé dame !
- Je ne vous ai pas compris.
- Je suis envoyé par cette dame, imbécile !
- Veuillez me suivre."
Après plusieurs heures de marche dans le dirigeable qui paraissait pourtant minuscule, les deux hommes débouchèrent dans une salle immense au centre de laquelle se trouvait un non moins immense bassin. Le voile glacé de la peur descendit sur l'envoyé, quand il entrevit le corps du maître.
Le serviteur s'était retiré, l'envoyé de la Reine donna son message. Il expliqua longuement ce qui l'amenait mais seuls les derniers mots furent entendus : "Vous êtes notre dernier espoir..."  Resha

Partager cet article
Repost0