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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 17:35

Dialogues de sourds
Lancer une dynamique de la parole, en dépassant le mode des échanges contraints.
Premier temps
Déroulement : chacun écrit une assertion puis une question d'un autre imaginé, ceci sur une feuille qu'il passe à son voisin (après avoir caché la première affirmation). Le voisin répond et pose une autre question, poursuivant plus ou moins le sujet précédemment abordé par lui. Puis il passe à son voisin le papier plié de façon à ce qu'il ne voit que la question.

Deuxième temps

Sur le même mode d'associations libres, chacun rédige un dialogue entre deux personnages

Belle comme un haricot Atelier-Mannequins FlickR CC
- Je la trouve vraiment belle.
- Qu'est-ce qu'elle a fait pour cela ?
- Elle a mangé des haricots.
- Verts ?
- Non, je trouve qu'ils sont trop moches.
- A quelle heure, les préfères-tu ?
- A toute heure !
- Et des parents, tu en as ?
- Je crois que si je suis ici, c'est "oui" !
- Dans le bus ?
- Non je préfère le tram. C'est le seul moyen de transport qui ne fait pas vomir !  Collectif

Accident de parcours
- J'ai ouvert la porte.
- Bein, pour aller où ?
- Pour aller dehors.
- Et c'était fort ?
- Fort comme toi, mon amour.
- Alors pourquoi l'a-t-il voulu tirer sur le mannequin ?
- Pour faire croire à un accident.
- Un accident de travail ou juste "technique" ?
- Juste technique.
- Rouge ou vert pour le grand titre ?
- Rouge, ça le mettra en évidence !
- Et elle était grande ?
- Oh oui, géante !
- Et toi ?
- Moi, bof !         Collectif

Chaud et froid
- Il paraît que les raviolis sont froids.
- Parce que tu aimes les raviolis, toi ?
- Non, j'aime pas la soupe froide.
- Et toi, aimes-tu le froid ?
- Oui, surtout les Mister Freeze !
- Et toi, tu aimes les glaces ?
- Bof ! je préfère le chocolat chaud.
- Ah bon. Et pourquoi ?
- Parce que je me lave les dents.
- Et toi ?
- Moi, j'ai croisé Marie-Gisèle au concert de Régine. Bon désolé, j'y vais !     Collectif


Atelier-Gateau FlickR CCAvec ou sans ?
- Oui, ma façon de procéder est totalement différente de la tienne.
- Tu ne fais pas les charlottes comme moi, alors ?
- Non, je préfères les gâteaux au chocolat.
- Avec ou sans crème ?
- Toujours avec de la crème, que je mélange à un autre produit nettoyant.
- Comment tu sais que j'ai mis de la crème ?
- Je suis allergique !
- Et toi ?
- Moi ? Tranquille, tranquille.
- Et alors tu en penses quoi ?
- J'en pense le plus grand bien, je referais bien ça tous les jours.
Collectif

Anglaise ?
- Elle dort plus dehors.
- Pourquoi ? il fait trop froid ?
- Écoute, c'est l'hiver ma vieille !
- Mais c'est quoi ce froid ?
- C'est l'hiver qui revient.
- Et tu aimes ça ?
- Oui j'aime cette crème qui permet d'enlever les vieilles taches.
- Et tu prends quoi comme crème ?
- Anglaise !
- Tu n'en as pas marre de parler ?
- A toi ? si !        Collectif

Avec une paille
- Il fait froid.
- C'est normal, tu es dans le frigo.
- Oh oui, moi aussi j'aime les chaussures.
- C'est parce que j'ai mis du chocolat dans la farine.
- Avec des oeufs, ce ne serait pas meilleur ?
- Qu'est-ce que tu dis ?
- Je ne sais pas.             Emma

Jaunes, les oeufs ?
- Bonjour, Monsieur.Atelier-Flying-baby-elephant-FlickR-CC
- Bonjour, petit éléphant rose.
- On se connaît ?
- Non, mais bonjour quand même !
- Ah bon ? Eh bien, comment ça va alors ?
- Je crois que je préfère le rouge.
- Pour le mur ou pour le sol ?
- Les trois. Non, en fait, jaune !
- Tu ne sais pas faire des gâteaux jaunes ?
- Mais si on met dix oeufs dedans au lieu d'un seul, et c'est tout jaune.
- Alors au plat s'il vous plaît !
- Attends, je pose d'abord mon pinceau.
- Ah ça non, jamais !
- Tant pis, au revoir, Madame !      Ophélie


Quel est ton nom ?
- Quel est ton nom ?
- Cookie.
- Comme le gâteau ?
- Comme le cookie !
- Au chocolat ?
- Comme le cookie au nougat choc !
- Avec du chocolat ?
- Avec du nougat choc.
- Et avec des pépites ?
- Avec du nougat choc !
- Et ton nom de famille ?
- Pudding !
- Comme du pudding ?
- Comme du cookie pudding nougat choc !    Eve

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 21:13

Atelier 7 Suite

L'ennui est là (mais la ville a changé)

J’étais là, dans le bruit de la pluie contre la fenêtre. Atelier-San_Francisco-s_Golden_Gate_bridge_at_night.jpgSan Francisco, je le regardais, les larmes aux yeux, le cœur serré. J’y habitais depuis déjà sept ans, cette ville me fascinait toujours. Je regardais ma montre, quatre heures :  c’est l’heure où l’eau commence à faire de petites vagues, où les gens sont au parc, au Golden Gate Park, mon préféré. J’étais là, attendant Misha, qui devait me rendre les DVDs que je lui avait prêtés, et encore une fois, elle me les rendait avec quatre mois de retard. Je m’ennuyais, je dessinais des formes dans la buée de la vitre. L’ennui, là dans ma cuisine. J’écoutais les Beach boys, j’allumais une Virginia slims. Ma tête contre la fenêtre.

La pluie, l’eau dévale une des innombrables rues en pente. Les gouttes de pluie, le gris, les nuages donnent une ambiance et une lumière si particulières à cette ville, que je regarde depuis ma fenêtre. Il fait froid. Dehors, la brume est là. La lumière se reflètent dans les gouttes de pluie, cela fait comme un lustre en cristal, quelques personnes courent avec une revue en guise de parapluie. Il pleut. Et la pluie, comme des morceaux de verre se brisant au sol, c’est une image que je contemple, heureux. Je regarde vers la Baie.

L’eau, agitée, près du pont. Le pont, ce géant. Rouge. Le gardien de la Baie.   
Misha paraît.                  Diego

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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 20:46

Arrêt sur image
2 temps pour cette séance
Deuxième temps : Elargir l'instant, s'arrêter au cours d'un récit pour poser son regard sur "quelque chose"...
Récit : thème libre (éventuellement un récit en cours) ; puis le personnage est arrêté par quelque chose (image, objet...) et (le narrateur) prend le temps de le voir... M. ROTHKO

Bleus
     Sur la plage déserte, une jeune fille qui répondait au nom de Marie était assise. Devant elle se trouvait un garçon, il devait avoir deux ans de plus qu'elle, une quinzaine d'années. Aucun d'eux ne parlait. Doucement la jeune fille se leva, puis s'approcha du jeune homme ; elle lui chuchota quelque chose, comme si elle avait peur de parler à voix haute :"Si seulement tu n'était pas...". Il ne put le supporter et dit dans une colère noire :" Si seulement, si seulement quoi ? C'est ainsi !"
- Arrête ! Je sais tout cela !
- Je suis désolée. Ce n'est pas de ta faute... Excuse-moi ! Une larme coula sur sa joue. La jeune fille déposa un baiser sur la joue du jeune homme : "Je t'aime, grand frère.
- Je t'aime, petite soeur."
Marie regarda les yeux de son frères. Bleus. Couleur du temps, de la tristesse, couleur de la douleur, comme si sa vie défilait dans ces yeux, mais au fond de cet océan de tristesse, elle voyait comme une lueur de bonheur.
Elle fut ramenée au jour par son frère qui partait. Avant de s'en aller, il lui murmura ces mots :
"Frère un jour, frère toujours, même séparés."
                 Marie

Négatifs
Cet été, je suis allée à la campagne, avec mes cousins Paul et Marie. En arrivant, nous nous sommes précipités pour choisir nos chambres. Puis d'autres cousins sont arrivés. Plus tard dans la soirée nous avons fait une partie de cache-cache. Et cachés, nous avons découverts des négatifs de photos, assez étranges. D'anciennes photos qui sentaient bons les vieilles fleus du jardin de grand-mère Germaine.       Lilive

Vol
Cela faisait dix ans qu'il attendait ce moment. Voler. Voler, le rêve de nombreuses personnes. John s'arrêta un instant, il était inquiet, il avait une boule dans la gorge. Il avait l'impressin d'avoir oublié quelque chose. Il fit demi-tour, mais l'avion l'attendait. Tant pis pour la peur ! il y retourna, une chance comme celle-là on ne pouvaot pas la laisser passer. Il entra dans le hangar, et découvrit l'avion blanc. Alors sa peur le quitta, la gorge se dénoua : il s'envola.
L'horizon bleu d'argent, traversé de longs nuages rosés s'ouvrent démesurément.
Nuages d'eau douce, vagues bruissantes du ciel, écharpes de soie rose autour de toi.
   Prox
  
Atelier-Chien-de-Mer-Remi-Saglier-FlickR-CC.jpg
Fleur
Je courais avec Elya, mon épagneul breton. Heureux. Le silence étouffait la campagne endormie. Je me dirigeais vers Assas, visiter une amie clouée au lit, depuis plusieurs semaines déjà.
Dans un jardin une fleur simple, bleue, moyenne, qui grandit doucement voit les gens qui passent devant elle. Elle pense déjà à l'endroit où elle tombera, prochainement ; peut-être dans un cimetière avec ceux qui ont déjà fini leurs aventures ; pet-être ailleurs. Elle les rejoindra bientôt. Maintenant.    Ophélie

Vestige
Je me promenais dans la campagne, heureuse à l'idée que Noël approchait. Je me rendais dans un village proche, Vaucresson, où habitait ma grand-mère. Alors je vis ces ruines qui avaient pour seules habitantes des araignées, décorant de broderies argentées brillant dans les rayons du soleil. Voiles volant des murs aux toits, en ruines. Vestiges du passé.
Je repris ma marche, avec la singulière impression que le temps s'était, un instant, arrêté.     Manon

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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 19:51
Arrêt sur image
2 temps pour cette séance
Premier temps : poésie de l'instant le Haïku
Produire un haïku sur un des thèmes choisis dans la séance précédente.

Blanc sourire
Souris blanche
S'enfuyant.

par Resha
Montagne II. 2003. 107 x 200 cm, encre de Chine sur calque et caparol. Marc Biétry
La neige tombée
Ne forme plus
Qu'une flaque d'eau.
par Albane

L'horizon bleu d'argent
Est traversé
D'un long nuage rosé.
par Prox

Les anciennes photos
Sentent bons les vieilles fleurs
Dans le jardin de Germaine
par
Lilive


Automne hiver printemps été
Les saisons passent
Fin de l'année
par
Manon


Les graines autrefois
Maintenant
fleurs épanouies
par
Ophélie


Il y a
Un mois
Environ
par
Carla B.

Quelle sera
Après ces années
Ma voix ?
par
Laure

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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 21:46

Atelier 6 Suite                       Elle, encore...
New York Wikipédia

J’aime les USA, en long en large et en travers

J’aime la grande ville, ouverte et vivante

J’aime le cinéma, l’indépendant, l’Américain

J’aime la musique, du Rock au Jazz

J’aime l’océan mais pas la mer

J’aime le plateau-repas dans l’avion

J’aime le saxophone

J’aime New York, de Manhattan au Queens

J’aime Janis Joplin, sa voix et son style

J’aime les pâtes, crème ou tomate

J’aime le vert d’eau

J’aime Roy Lichtenstein, et le Pop Art

J’aime la télé, qui anime mes soirées

J’aime le chic des gens qui fume

J’aime Londres, son Soho et son Camden

J’aime Amy Winehouse, sa choucroute

J’aime Woody Allen, son cynisme New Yorkais

J’aime Lisa Simpsons

J’aime Les Kinders surprises, ma tête quand j’ouvre l’œuf

J’aime les années 70

J’aime les gens ouverts d’esprit

J’aime le bleu cyan et piscine

J’aime Internet

J’aime le mot café

J’aime Sex and the City, Futurama et Desperate Housewives

J’aime le Corbusier, sa cité radieuse

J’aime mes 9 films préférés

J’aime les Friperies

J’aime mon Ipod

J’aime Todd Rundgren

J’aime les grandes gueules

J’aime Ang Lee, sa façon de saisir les personnages, sa façon de penser

J’aime La Pluie

J’aime l’attente du film au Diagonal

J’aime San Francisco, son pont, sa baies, ses quartiers

J’aime Sofia Coppola, son regard

J’aime Woodstock

Et J’aime l’Hiver

                                             Diego
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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 18:41

Atelier 6 Célébrations
Le radiateur 
     Dans les classes, dans les chambres, dans les cuisines et les salons, à la cantine et même dans la salle de bains, le radiateur est là. Il nous observe en silence. Il a attendu tout l'été, triste, inutile. Alors ma main se promène sur le métal froid et le radiateur est content, il attendra patiemment l'hiver et son manteau de froid, quand on l'allumera et qu'il servira enfin à quelque chose. Au collège, on ne l'allume pas avant le mois de novembre, il n'en peut plus d'attendre, enfin, de pouvoir libérer sa chaleur. Pour l'instant il est encore froid car le soleil est là. Ah ! le soleil ! Le radiateur lui en veut beaucoup à celui-là ! A cause lui, il ne sert à rien et plus de la moitié de l'année, il est au chômage.    Prox

Vert forêt
     C'est cette robe qui luit dans la vitrine, vert forêt comme les bois que l'on distingue au loin quand le soleil se lève.      Yan
Remi Saglier FlickR CC Plaine aux zébus
Violon
    Il est appuyé contre un mur, couché dans son étui. D'un bois doré, clair. Bien accordé. Les chevilles sont en ébène, travaillées. L'archet repose à ses côtés. Il le console, prêt à la caresse. Les crins blancs de l'archet taquinent bientôt le violon endormi ; le toucher est long et doux, ou parfois sec et comme hargneux.
Soulevé par une main délicate, le violon est étendu dans son étui capitonné de velours rouge, l'archet ne tarde pas à le rejoindre ; et ils restent là, dans le noir, ballottés quand on les déplace. Ils ne reverront la lumière que bien plus tard. Ils attendent leur heure pour pleurer tendrement devant un public ému.      Scarlett

Renard
     Il est là couché devant son terrier. Il s'apprête à bondir sur une proie, un lapin peut-être. Ce dont on est sûr, c'est qu'il utilisera son agilité et sa ruse habituelle, cet animal réputé pour sa tromperie et qui sait amadouer ses proies, comme les corbeaux et les lapins. Mais parfois il se prend à ses propres pièges, comme lorsqu'il se prend la patte dans un collet en voyant l'appât des chasseurs.      Carla

Plubo
     Il est là, au milieu du bazar qui règne autour de lui. Unique, magnifique mais aussi usé que Tante Gertrude. Seul dans a pièce, attendant mon retour tant espéré. Il se tient droit sur son trône moelleux, indifférent à son rembourrage qui s'échappe par endroits. Aussi noble et sage que le Dalaï Lama et tout aussi digne de ce titre, par sa droiture, sa sagesse et sa beauté. Sa carnation rose vif s'est muée en rose pâle, si pâle qu'on le dirait blanc ; le blanc est devenu gris, le vert, jaune, et le jaunee est rsté ce qu'il était. Son oeil droit déteint voit le monde bien mieux que nous. Il est beau à l'image de sa maîtresse. C'est Plubo, la plus belle des souris.     Resha

L'Hibiscus de Tahiti
Cette fleur si belle, dont la couleur voyage de l'orange au rose, son odeur nous emporte dans les îles sous le vent. On peut la porter à l'oreille, on peut en faire des colliers, qui se fanent vite. Les habitants de ces îles respirent leur parfum tous les jours et ils ne se rendent pas compte de leur chance. L'hibiscus est comme une star parmi les fleurs.     Marie

Paysage au héron Rémi Saglier FlickR CCLe mot "rêver"
     Il nous permet d'affronter tous les problèmes, il nous isole du monde réel. Il est beau, comme ce qu'il contient.
     Il vient quand on dort et nous donne de merveilleuses images.
     C'est une image du paradis, même si celui-ci ne dure qu'une nuit...
     On voudrait qu'il ne s'arrête jamais, qu'il reste avec nous, mais il doit nous quitter. Tant pis, il reviendra la nuit prochaine, avec d'autres images plus belles encore. En attendant, on vit la vie comme elle est, en attendant d'aller dormir pour voir ce qu'il nous réserve.     Charlène

Un arbre
     Un arbre, un seul, un des plus simples ; ni plus beau, ni plus laid qu'un autre et perdu dans l'immensité d'une forêt.
     Un arbre au feuille vert sombre ne laissant passer que quelques rayons de soleil d'automne, entre ses feuilles rouges ou brunes. Son feuillage transforme les sous-bois en un océan orange, où nagent des branches nues, à l'arrivée de l'hiver.
     Un arbre qui laisse voir un peu du ciel noir et les lumières de la ville au loin.  
     Un arbre qui attire par sa simplicité ; il donne l'impression que le temps s'est arrêté, laissant sous le tapis de feuilles mortes qui couvre ses racines, courir les elfes des forêts.
     Un arbre qui vit si longtemps qu'il devient le coeur de la forêt qui l'abrite. Un chêne.      Manon

L'arbre
    Dans cette serre d'un blanc pâle, repose un mince plateau d'argent et un pot d'une teinte macabre dort paisiblement au centre de la plateforme. En son sein, une petite bosse verte et timide montre son nez pointu, à demi enterré sous une motte de terre. La jeune pousse se tient droite et solide, menaçant l'espace de ses dards épineux, et, malgré sa solitude, ne manque jamais à son devoir de rester fière et paisible, attendant le beau jour où elle s'épanouira dans le monde extérieur.    Eve

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 18:04

Atelier 6 Célébrations
Objectifs
Enrichir ses écrits en accordant de l'importance aux "choses"
Chercher en soi-même des goûts parfois inconnus, non nommés
Jouer avec ces goûts : importants, anecdotiques, passagers, durables... grâce à un ordre aléatoire favorisant des rencontres originales
Prendre conscience que l'énumération de ces goûts constitue des univers propres, personnels

Consigne
1. J'aime ... objets / lieux / couleurs / matières / fleurs / aliments / personnages de fiction ou célébrités / musiques...
2. Choisir un élément de l'univers et en faire la célébration sur le modèle de Célébration de l'épingle à nourrice Claude DELMAS, ou Sourate de l'herbe Jacques LACARRIERE dans Les Petits Papiers : Ecrire des textes courts, Alain DUCHESNE et Thierry LEGUAY, Paris : Magnard, 1991. L'Arbre Yggdrasil

J'aime les chênes, les renards roux, les pommes, dessiner, les écureuils, le bleu foncé, les coquelicots, le chocolat au lait, la fin de l'automne et le début de l'hiver, le tapis de feuille morte, marcher   Manon

J'aime les chiens, mon lit, le chocolat noir, le bleu clair comme le ciel, ma ville, mon stylo plue, les bonnes notes, l'Espagne, mon téléphone, les dauphins, l'été    Oliphé

J'aime les iris, la rue Andre Bourrely, les chiens, le violet, le coton, ce qui est rond, le piano, le noir, les bracelets, la pêche, le mot "rêver"     Charlène

J'aime le Nutella, l'hibiscus de Tahiti, la Petite Sirène, la soie, les paroles de Jennah Lee "J'aimerais tellement", les Iles sous le vent, le mot "dormir", la grasse matinée, Harry, le bleu turquoise, la Savoie, le mot "Niouk", la neige, le cadre avec la photo de mon grand-père     Marie

J'aime les pommes de terre, ma maison, les cerisiers, Tara Duncan et Caliban del Salan, les serpents, la laine, le lys qui symbolie mon nom, la bombarde, Plusbo, le noir du néant, Yggdrasil et ses walkyries, les rosaces     Resha

J'aime Asmodée, le démon de l'amour impur, j'aime les missiles à sous-munitions, j'aime les cactus, j'aime Yggdrasil, l'arbre porteur de mondes, j'aime l'accordéon, j'aime l'orange, le rouge sang et les lapins albinos. Eve

J'aime le rouge, le renard, les cercles et les citrons, le mot "amitié", le velours, les roses, les couteaux, le rock, le chocolat, le feu, la forêt    Carla

J'aime le mot "rictus", le rouge sang, les violons, la soie, le vert, la cerise, la rose, le chocolat aux Corn Flakes, dessiner     Scarlett 

J'aime The man who can't be moved qui me rappelle plein de souvenirs, la couleur vert qui se reflète dans l'eau, le pinceau avec lequel nous faisons de jolis dessins, une marguerite orange comme un coucher de soleil, le cercle de la margelle du puits, les ours, les pommiers.     Olivia

J'aime l'eau qui coule sur les vitres, la pie voleuse qui fait vibrer les branches du pin, l'odeur de l'école primaire les soirs d'été, les épinards cuits longuement, la soie et les miroirs, les rythmes changeants, la clef presque rouilé du garage, Into the fire, le bruit des verres et des assiettes qu'on casse le midi, voir des images défiler sur un écran, écrire le mot "déjà", la brise l'été dans mes cheveux, enfoncer mes mains dans des sacs de graines quelle qu'elles soient, la vue de son visage, les tigres élégamment vêtus de leurs rayures, les saules qui pleurent, bercés par les flots, les planisphères, les radiateurs.     Prox

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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 12:49

Atelier 5 Ecrire autour d'un silence...
- dessiner au centre de la feuille un cercle au crayon
- inscrire au crayon, à l'intérieur de ce rond, un nom / un verbe représentant ce que l'on redoute le plus : une peur, une angoisse (cette inscription restera secrète)
- gommer le secret
- écrire, autour du cercle, une description dans laquelle le narrateur est impliqué, en rapport avec ce qui est caché sans le mentionner explicitement.
- APRES que les textes ont été écrits, une dernière consigne a été donnée : doter le texte d'un titre contenant le mot "blanc" (et dérivés) et un élément naturel.

Belle Montagne BlancheAtelier Remi Saglier FlickR CC
    Je vois un magnifique paysage, mais pourtant quelque chose me dérange. Je ne sais pas ce que c'est mais cette chose est bien là. Face à moi, je vois une plaine entourée d'arbres, l'herbe de la plaine est verte mais les arbres sont tous brûlés, morts.     Carla

Pièce blanche
     Je vois des murs blancs, un sol blanc aussi, tout est blanc, tout sauf les rideaux. L'éclairage est tellement fort qu'il m'oblige à fermer les yeux. Derrière les rideaux transparents, il n'y a qu'une fenêtre, mais celle-ci ne montre rien. Je tourne en rond, je cherche une sortie, mais il n'y en a pas...     Charlène


Larmes sur une avenue blanche
     Nous sommes sur les Champs Elysées, Papa, Maman et moi, j'ai à peu près sept ans, nous nous promenons. Cette avenue est très longue, les gens s'y promènent en grand nombre. Je regarde les boutiques, toutes les boutiques. J'oublie mes parents. Je suis devant une vitrine, j'y vois une peluche représentant un petit chat blanc. Je me retourne pour demander gentiment à mes parents s'ils pourraient me l'acheter, mais devant moi, le vide...        Prox

La blancheur de la peau contre le feu de l'enfer
     Je suis dans la ville, il y a des milliers de personnes qui marchent sans penser les unes aux autres. Chacun continue de marcher, et passe son chemin. J'observe la foule, je cherche quelqu'un, je ne le trouve pas, je me sens terriblement seule. Les passants s'arrêtent devant les boutiques, achètent des bibelots, ou regardent des artistes travailler. Tout à coup je m'arrête de chercher, je vois un cracheur de feu ; alors je tremble comme une feuille. Et si cela m'arrivait ... Je m'écroule en pleurs, trop d'émotions. Mais je dois l'accepter. J'attrape le premier objet qui me tombe sous la main, il est pointu. Mes larmes coulent mais je ne suis pas triste, j'ai seulement peur.
     Mais quand j'aborderai dans le pays blanc de la mort, je n'aurai plus peur...   Albane

Atelier TurboMi FlickR CCLa rivière blanche de l'angoisse
    Je vois ma chambre repeinte en blanc, mon bureau est toujours aussi en désordre, pas mieux rangé que d'habitude. Par la fenêtre, je vois le jardin de ma voisine. Tous les matins, je regardais par cette fenêtre, mais ce n'était pas le jardin qui m'intéressait, je regardais surtout les lapins. 
Ils étaient toujours en train de sauter, de jouer, de se chercher l'un l'autre. Je passais des heures à les regarder. Mais aujourd'hui, il n'y a plus de lapins, rien qu'une invasion, une rivière blanche de chenilles...     Ophélie



Blanche angoisse
     Je vois une forêt, une très grande forêt. Les sous
-bois sont beaux, pleins de gracieux buissons, d'arbustes et de fleurs sauvages. Mais quand je regarde plus loin, il fait très sombre, le soleil ne passe plus à travers le feuillage des arbres millénaires, le peu de lumière qui passe projette des ombres inquiétantes. Des ombres animales ou humanoïdes. Dans les sous-bois j'entends des oiseaux piailler, chanter, se disputer ; je vois de temps en temps un lapin ou une biche passant furtivement. Mais au loin, je ne perçois aucune vie, le seul bruit que j'entends est le son du vent qui fait s'entrechoquer des branches basses qui m'empêchent d'avancer. Je sens les ombres me suivre, je le sais, je les sens. Et le chaleureux sous-bois où l'on m'attend est loin, très loin, trop loin...    Resha

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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 12:23

Atelier 4 (suite) Ecrire à partir d'objets

Au centre des tables, des objets apportés par les participants à l'atelier.

Parmi ces objets : une boule de neige (de New York !), une clef, un bracelet, une montre, un bout de bois, des coquillages...

Piste d'écriture : intégrer 4 des objets dans un récit court.

Clichés
    Atelier Gotham City par Mochenseine CC Un soir, dans une ruelle sombre, un sous-fifre d'un des plus grands trafiquants de drogue finissait le travail de son patron. Il s'essuya les mains et partit, éclairé par la lumière triste des lampadaires de New York. On pouvait lire sur son visage la peur et le remords. On était le jeudi 21 décembre et son patron lui avait demandé d'achever cette jeune femme. Un texto lui indiqua qu'il fallait le rejoindre à la planque n°2.
     Une fois arrivé, le jeune homme entra dans une barre. Il regarda sa montre : 23h00. Il toqua, tremblant.
- Ah ! mon petit Eric, entre.
     Le jeune homme saisit la poignée de sa main tremblante, la porte s'ouvrit lentement, la pièce était sombre. Le chef, Marco, assis dans un fauteuil en cuir, comptait des liasses de billets. Le jeune homme, dans un élan de courage, lui demanda pourquoi il avait dû tuer la femme.
"Elle me devait beaucoup. D'argent. Tu les as fait les poches ?
- Oui. Tiens."
     Il tendit à son patron le contenu des poches de la femme : une photographie d'elle sur une plage ensoleillée ramassait des coquillages... Rien d'autre.
      Marco soupira et tendit des billets à Eric. 
      Le garçon saisit la liasse par laquelle Marco l'achetait. Il sortit. En rentrant chez lui, un petit immeuble pouilleux du Bronx, il regarda son chien-loup, qui rongeait, comme un os, un morceau de bois sale.  Scarlett

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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 23:41

Le grand écart  : Jouer avec les comparaisons

- choisir un prénom (aimé, admiré...) ou le sien
- donner des adjectifs illustrant la personnalité choisie
- ajouter une comparaison à chaque trait de la personnalité en jouant avec le hasard, "ce qui passe par la tête"...

CarlaRemi Saglier FlickR CC Moutons sur terre, moutons au ciel
C
alme comme un arbre                        
Anxieuse comme une écharpe  
Rieuse comme un désert 
Loufoque comme le ciel  
Adorable comme le Japon
                                      par Manon


Resha
Royale comme une carte
Effarouchable comme une fourrure
Sereine comme un dessert
Honorable comme la lune
Animale comme un grumeau
                                      par Resha


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