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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 14:43

Reprise des procédés / formes littéraires abordés autour du thème (fédérateur) de l'ange.

Un passage narratif / un dialogue (avec une citation "imposée") ; 2e étape les textes (et les anges) se voient et se répondent.
Les formes narratives peuvent aussi évoluer (poème...)

Ça fait peur ! Atelier-Ange-10. FlickR CC Bird
Gabrielle regardait cette fillette à peine arrivée de son monde, elle voletait et semblait heureuse. Tout à coup, la fillette s'arrêta net. On aurait dit qu'elle venait de voir le diable ! Elle se retourna et demanda à Gabrielle : "Qu'est-ce que c'est que ça ?
- Où ça ?
- Là, ça !
- Ah oui ! c'est Ça !
- Ah ! Quel drôle de nom ! 
Liphéo

Naya observait la terre
Naya observait la terre, qui avait tellement changé depuis les six cents dernières années. D'un geste, elle rendit ses ailes invisibles et sortit de la ruelle dans laquelle elle était. La lumière aurait ébloui toute personne normale, mais elle ne la gêna pas. Marchant dans la rue, elle s'arrêtait souvent pour regarder les gens, les yeux des gens. De cette manière, elle voyait leur âme. Elle regarda sa montre, 13h50, elle se mit à courir cherchant une ruelle sombre pour pouvoir repartir. Elle s'envola sans être vue et partit à la recherche de Gabrielle. Il s'agissait de parler d'une humaine de huit ans.
"Penses-tu qu'elle puisse le devenir ?
- Je n'en suis pas sûre. Tu as regardé son âme ?
- Justement Naya, je voulais que tu m'aides pour cela, je n'ai que peu d'expérience, à peine deux cents ans...
- Essaie, tu y arriveras. Aie confiance en toi."
Et Naya s'éloigna d'un battement d'ailes.
Albane

Quand Ça s'ennuie
Quand Ça s'ennuie, comme tous les anges, Ça a tendance à tourner en rond... A regarder dehors. Puis quand Ça trouve enfin une occupation, et ça a souvent rapport avec les autres anges.  
Ça joue à trouver un ange plus vieux que liui, ou Ça se moque du look des nouveaux anges. Dernièrement c'est une fille qui l'observait qui a attiré son attention, alors qu'il se désennuyait en tagant un mur... 
Manon

Atelier-Ange-11-Birds-FlickR-CCMr T.
De là où je suis, je vois ce que Jimmy donne à Trisha et Aphex.
"Trisha, tu ne devrais pas prendre ça !
- Mais je m'en fous, je veux être libre, comme Aphex, voler, et voyager, cria-t-elle.
- Tu en veux Mr T. ? me demande Aphex, en désignant l'objet du deal.
- Non, parce que moi je veux être vraiment libre... me détacher de la chaîne des anges, vivre ma vie..."
Et je retoune voler au-dessus des autres, que je regarde d'un autre oeilMila

Nature
Le petit garçon restait assis face à un aquarium, dans lequel nageaient de multiples poissons, sans conscience du monde extérieur. Isii aimait regarder la vie en face, même dans une pièce sombre, comme à travers un hubloot. Les êtres humains traitent les autres êtres vivants comme des bêtes, d'où leur nom. Les animaux et les plantes sont la vie même ; et Isii se demandait Pourquoi, pourquoi les humains, maîtres du monde par leur intelligence, étaient aussi cruels. Pourquoi ce manque d'amour pour la Terre qui les avait enfantés ? Ce ne sont que des brutes égoïstes, les poissons, eux, sont bons.
Et là, au milieu des créatures marines volant dans les eaux, parut un visage, un visage d'ange...
Eve

Enfer et dam'canon !

- Stop ! Pour avoir commis plusieurs infractions graves au code des Anges, vous êtes condamné à errer pendant 753 ans, 2 mois et 45 jours en enfer dans le comté de Ben & fils. Ensuite pour l'infraction 3 de la page 4 alinéa 7 vous serez emprisonné dans la prison Déficits pendant 1254 ans 13 mois et 2 jours et enfin vous vagabonderez sur la plaine Infinie des Lamentations pour le restant de l'éternité.
- Vous vous trompez demoiselle.
- Ah, et en quoi ?
- Il y a 31 jours au maximum et 12 mois dans l'année.
- Eh bien non, en enfer le temps s'écoule différemment que sur Terre.
- Et le Paradis ?
- Voyons, tout le monde sait que le Paradis est une légende, les bonnes âmes n'ont pas le choix  : elles  se réincarnent. Allez ! On y va... George.

- Mais je m'appelle George, je suis Bill. Bill Cinton !

- Vous n'êtes pas George Bux ?
- Je viens de vous le dire !
- Ah bon, eh bien excusez-moi pour l'erreur !
- ça veut dire que je vais me réincarner ?
- Bien sûr que non ! Tous les hommes ou femmes politiques finissent tous en enfer, à quelques exceptions près ! Et en plus de la Plaine infinie et des Lamentations, vous passez 534 ans au Big Bazar.
- Au Big quoi ? et pourquoi ?
- Pour adultère à répétition !
- Quoi ! Je suis sûr que ce sont mes femmes qui m'ont trompé !
- Une seule l'a fait.
- Ah, vous voyez. Et laquelle, dites-moi ?
- Vous avez déjà oublié ce scandale-là ?
- Quel scandale ?
- ça suffit, quand viendra l'heure vous me suivrez, c'est tout !
- Oh, il y a peut-être un petit ... moyen de s'arranger ; vous n'êtes pas trop mal, pour un ange...
- Vous tenez à aggraver votre  cas ? Vous ne connaissez pas la loi : "Angels have no philosophy but love" ? Croyez-vous que cela veut dire qu'on se laisse séduire par le premier petit politicien véreux venu ?
- Mais je m'intéresse vraiment à vous !
- Taisez-vous !"
Alors qu'elle allait le faire taire, Reiko vit l'homme disparaître, aspiré dans un tourbillon de feu et de fumée...
"Cette Trisha, toujours aussi fourbe !" s'exclama-t-elle.
 

Resha

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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 13:53

Reprise des procédés / formes littéraires abordés autour du thème (fédérateur) de l'ange.

Un passage narratif / un dialogue (avec une citation "imposée") 

Allie Atelier-Ange FlickR CC
Elle se tenait là, ses grandes ailes blanches battantes, brassant l'air. Ses cheveux blonds, flottant au vent, lui donnait un air doux et calme. Pourtant elle repensait à cette horrible scène, son nom Allie crié par une voix dépourvue d'émotion... Ses yeux bleu d'océan et larges comme la mer pétillaient, rien ne laissait voir, derrière cette mine heureuse, sa tristesse. Sans s'en rendre compte, elle venait de toucher le sol. Elle portait s arobe blanche, décorée d'une petite rose. Son visage était parfaitement symétrique, son nez fin et ses lèvres délicates. C'était un ange, oui, mais pas comme ces êtres lourdement embarrassés de leurs longs voiles et de leur auréole prétentieuse. Elle avait une taille de guêpe, ce qui mettait en valeur ses deux grandes ailes blanches. Et son aspect hybride, comme elle le disait elle-même. Sa passion ? Elle n'en avait aucune. Ses amis ? Elle en avait été séparée. Son amour ? Elle l'avait perdu. Et elle criait, intérieurement, de toutes ses forces. Il était parti, oui. Et elle regardait ses grandes mains blanches, et les retournait en se disant : "Qu'ai-je fait ? Pourquoi ?"
Une passagère de l'atelier

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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 10:55

Reprise des procédés / formes littéraires abordés autour du thème (fédérateur) de l'ange.

Un passage narratif / un dialogue (avec une citation "imposée")

Naya 
   Atelier-Ange-7 Naya regardait la Terre du Haut de la nuée. Elle avait tellement changé depuis qu'elle était devenue ange. Pas physiquement, mais plutôt dans sa tête... Son corps était toujours celui d'une belle jeune femme, ses cheveux toujours noirs de jais et sa peau pâle. Ses yeux châtains faisaient toujours songer à un océan de Nutella dans lequel on aimerait se noyer, mais maintenant son regard était plus sérieux, il avait perdu l'éclat de joie qui y logeait avant. Ses ailes étaient devenues grandes et blanches, aux contours dorés. Son humeur était devenue calme, réfléchie, alors qu'avant elle riait de tout et de rien. Elle prenait son rôle d'ange au sérieux. Elle aimait guider les Âmes blanches, comme elle aimait les appeler, elle adorait les aider à marcher dans le bon chemin...
    Un ange apporta un message, interrompant Naya dans sa contemplation. Elle y jeta un coup d'oeil et souffla. Elle marmonna un "Merci, l'Ange." et reprit sa contemplation.
Elle allait devoir conduire une âme perdue au Purgatoire, où un jugement l'attendait. Encore une fois.
...........................................
- Naya, tu viens ? On va y aller.
- J'arrive, je regarde une dernière fois la terre.
- Tu n'as pas envie de repartir sur ton nuage ? De retrouver les autres anges ?
- Je suis bien ici. J'ai changé un homme, je l'ai fait passer du bon côté. J'ai créé ma vie !
- Je vois, tu te sens bien ici. Tu t'es épris d'un mortel. Tu t'es créé une famille.
- Je sais ce que tu vas dire, je suis égoïste parce que je n'ai plus envie de sauver d'autres personnes et d'autres âmes. Je te comprends. Tu sais un jour une vieille ange m'a dit : «Les anges d'aujourd'hui sont ceux qui s'intéressent aux autres avant de s'intéresser à eux-mêmes». C'est ce que, toi, tu es. Tu t'es toujours porté volontaire pour sauver les autres. Tu t'es mis dans les pires situations pour que nous puissions accomplir nos missions. Tu as fait tout cela sans jamais vouloir en recevoir tout le mérite.
- Il n'empêche que j'ai envie de rester ici. Je ne suis pas comme tu m'as décrite. Si j'étais vraiment comme ça je partirais d'ici pour sauver d'autres hommes, d'autres âmes !
- Tu plaisantes ? Nous sommes tous égoïstes à un moment ou un autre. C'est dans notre nature. Je parlerai de toi au Père. Et il acceptera que qui tu deviennes... humaine.
Albane

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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 20:20

Reprise des procédés / formes littéraires abordés autour du thème (fédérateur) de l'ange.

Un passage narratif / un dialogue (avec une citation "imposée")


 

L'ange nuage Atelier-Ange.jpg

Dans mon jardin j'ai trouvé un Ange.

Il était comme un nuage blanc, on aurait dit une fumée en forme d'ange. Mais il n'avait pas d'ailes. Et il restait quand même suspendu dans l'air.

 
Dans chaque petite chose, il y a un Ange. (Bernanos)

« Il y a quoi dans ce sac ?
- Un Ange !
- Et dans ce truc ?
- Un Ange !
- Dans la voiture rouge il y a quoi ?
- Un Ange.
- Oh ! regarde un chien !
- Dans ce chien,  il y a un Ange.
- Tu m'énerves avec tes Anges, tu vois des Anges partout.
- Partout peut-être, mais toi, en tout cas, tu n'en es pas un !»  Amélie (11 ans)


Mon ange,                          
     Mon ange aime bien être en hauteur, se faire remarquer, se faire bien voir.
Souvent il a une bombe pour taguer à la main. Un tee-shirt noir basique, acheté à Decathlon, sur lequel des taches de peinture sont visibles. Un jeans bleu clair lui aussi très simple, deux trous au niveau des genoux et de vieilles baskets noires.
    Un regard doux et chaleureux, les cheveux ébouriffés, cet ange, je l'aime ...
              
Mila


Gabrielle
     Gabrielle est un ange, un ange pas comme les autres, diabolique et angélique, comme son nom l'indique. Elle a des yeux bleu clair comme un océan de bonheur. Elle est toujours vêtue d'une fine robe ciel qui fait ressortir ses petites ailes blanches. Gabrielle assiste souvent à des naissances. Les enfants croient en elle. Chaque soir, elle vient endormir les enfants qui ont peur, elle les rassure. En revanche, les adultes c'est le dernier de ses problèmes. Gabrielle ne veille que sur les enfants...  

Elle parle à une petite fille malheureuse:

" Dis moi pourquoi pleures-tu ?
- Non, je ne te le dirais pas tant que tu ne m'auras pas dit qu'est ce que tu viens faire ici.
- D'accord mais tu me promets qu'après tu m'expliques ton problème.
- Oui, promis sur la tête d'un ange
- Alors je viens ici pour te consoler. Alors, dis-moi ce qui te rend si triste.Atelier-Ange-3.jpg
- j'ai l'impression que ma mère ne m'aime plus. Elle ne m'appelle plus mon ange et mon rêve...
- Et ton rêve, c'est de devenir un ange, eh bien viens avec moi tu vas devenir un ange. Mais d'abord il faut que tu saches une seule et unique phrase :
«Les anges d'aujourd'hui, ce sont ceux qui s'intéressent aux autres avant de s'intéresser à eux-mêmes." (Win Wenders) 
Liphéo


Invisible guerrière

       Récupérer les âmes, c'est son travail. Reiko, une jeune shinigami n'a pas plus de deux mille ans. Dernière de sa promotion, on la envoyée sur Terre, récupérer les âmes, mais pas n'importe lesquelles, celles des assassins, des violeurs et les plus dangereuses celles des politiciens. Il importerait peu à ses supérieur que la rouquine aux yeux de feu meure une seconde et dernière fois. Elle vole donc, attirant les regards animaux sur sa personne, laissant voleter derrière elle les extrémités veloutées de de sa longue écharpe blanche tranchant avec la noirceur de son kimono. Katana à la main, fourreau à la ceinture, elle traque insensiblement ces âmes noires cherchant à se réincarner, pourfendant inlassablement leurs mânes. Un ange solitaire, qu'on aurait crue au coeur de pierre, défendant l'humanité. Aussi faible soit elle, accomplissant sa mission, elle reste, une aile de la mort.

Enfer et dam'canon !

Stop ! Pour avoir commis plusieurs infractions graves au code des Anges, vous êtes condamné à errer pendant 753 ans, 2 mois et 45 jours en enfer dans le comté de Ben & fils. Ensuite pour l'infraction 3 de la page 4 alinéa 7 vous serez emprisonné dans la prison Déficits pendant 1254 ans 13 mois et 2 jours et enfin vous vagabonderez sur la plaine Infinie des Lamentations pour le restant de l'éternité.
Vous vous trompez demoiselle.
Ah, et en quoi ?
Il y a 31 jours au maximum et 12 mois dans l'année.
Eh bien non, en enfer le temps s'écoule différemment que sur Terre.
Et le Paradis ?
Voyons, tout le monde sait que le Paradis est une légende, les bonnes âmes n'ont pas le choix  : elles  se réincarnent.
Allez ! On y va... 
Resha


Atelier-Ange-5.jpg

Ange

   Il est là. Devant moi. Je le vois clairement. Il est ni trop petit, ni trop grand. En tout cas, il est jeune. Enfin je dis « il » mais je ne sais pas si c'est «il» ou «elle» , tant pis je continue avec «il».

   Il a les cheveux coupés au carré, un peu ébouriffés, il est brun avec quelque reflets plus clairs. Ces yeux sont d'un vert magnifique, un vert si pur ...

Il est vêtu d'un costume blanc. Derrière lui se dessinent deux grandes ailes ... qui ne sont pas blanches mais noires.

Oui c'est encore un de ces anges, déchu ... Carla

 


Los Angeles

     Tôt le matin, devant la glace, se maquille. Fume. D’une bouche pulpeuse, sort une fumée blanche qui contraste avec sa peau noire. Va dans le salon, de ses longs doigts allume la stéréo ’’White Sky’’ de Vampire Weekend. Danse, sa coupe afro cogne le plafond. Les yeux d’un bleu-gris comme si de l’eau fraîche était dedans. De son regard mou, contemple Los Angeles. Passe sa langue sur ses belles dents lisses et blanches.

Enfile une nuisette courte et un manteau de fourrure. Au bout de mille ans, dur de rester à la mode. Sort doucement de l’appartement en faisant claquer ses talons. Dans la rue, au lieu d’appeler un taxi, comme tout le monde, s’envole, partie dans un inconnu ou chez l’inconnu pour travailler, dans un endroit ingoré de nous. Elle, c’est Trisha.

 Plus tard, après le travail, Trisha rencontre Aphex, son meilleur ami, dans un bar de Venice Beach.
« Quoi ! s’exclama Trisha
-   J’ai été viré ! répondit Aphex
-   Quoi, comment ça ?
-   J’ai été pris en train de fumer du Hash avec Nikky, dit-il
-   Et alors ? demanda-t-elle
-   Ils m’ont enlevé mes ailes, je n’ai plus ma fonction, donc je ne suis plus immortel
-   Merde ! s’empresse de dire Trisha »

Il prend une gorgée de son Blue Lagoon, ‘‘Long Distant Call’’ de Phoenix en fond.
« Tu l’as dit, en plus, je savais que j’allais me faire coincer
-    Je passerai te voir souvent. Mais quand même, fumer du Hash, faut le faire, dit-elle
-   Je sais, j’suis con, tout ça à cause de Jimmy qui me refile son matos
-   T’inquiète pas, les anges d’aujourd’hui ce sont tous ceux qui s’intéressent aux autres avant de s’intéresser à
eux mêmes, répond Trisha
-   Bon, écoute, tu sais maintenant je vais pouvoir sortir, m’engager avec des filles, car je ne suis plus immortel
-   Tu sais quoi ? cria-t-elle d’un coup
-   Non.
-   Je réfléchis à partir de ce monde, la hauteur, l’immortalité, déjà mille ans
-   Et moi, j’ai déjà mille deux cents ans, bon une apparence de trente ans mais… répondit Aphex
-   T’as raison, je n’en peux plus, dit ton Jimmy y pourrait pas m’en refiler, pour que je me fasse renvoyer ! s’
exclame-t-elle
-   Si, je crois, et après… On ferait quoi, on irait où ? questionne-t-il
-   J’ai toujours rêvé d’aller à New York ou à New Orleans, quitter la Ville des anges une bonne fois pour toute.
-   Le Rêve..., dit il d’une voix béate »

Sur ce, ils sortirent du bar, la tête pleine de rêve et de futur, qui enfin libérée de sa fonction usuelle, était libre et pour mille ans. Diego

 


Dans la Ville
     Je suis un ange. Pas encore déchu, mais si je reste encore assis pendant deux ou trois jours sur ce rocher, je risque d'en devenir un. Je suis allé à Los Angeles, pour voir ce que les Hommes appellent la Ville des anges.
Et des anges, j'en ai pas beaucoup vus ! C'est vrai que je suis un peu vieux jeu, mais toute de même ! un peu de décence ! Un des anges que j'ai aperçu se baladait avec l'apparence d'une femme, en nuisette, haut moulant, et même ses beaux cheveux blonds bouclés et soyeux, étaient coiffés façon afro, châtains et  frisottés.
De plus,elle se pavanait de bar en bar avec une cigarette à la bouche. Restant invisible aux humains, je m'avance vers cette «Ange» qui me reconnais tout de suite, mais en me regardant d'un peu plus prés; elle a un air de dégoût.
    Mes vêtement ne sont pas si mal que ça voyons ! Je garde toujours la même robe blanche, de la blancheur la plus divine ,avec une ceinture, faite de fils d'or formant une tresse autour de ma taille. Sur cette ceinture, j'accroche mon auréole car elle me gène lors de mes expéditions. J'ai les cheveux châtain qui ondulent, ils ne bouclent pas parce que mon père était humain.
Après avoir rencontré cette ange, et qu'elle m'a raconté comment les Hommes fonctionnaient, je me suis réfugié sur ce rocher  réfléchissant à ce que le divin avait bien pu créer, un monde digne de mon lointain cousin Lucifer. Je rentre chez moi.        Italienne

L'Ange de la Rue Atelier-Ange-6.jpg

     Le petit garçon marchait en regardant les vitrines des magasins, les mains dans les poches. Personne ne semblait le voir, le monde entier l'ignorait. Son regard était joyeux et plein de vie, brillant d'une excitation qui lui était propre. Si quelqu'un l'avait regardé profondément à ce moment précis, il se serait noyé dans ses yeux bleus. Un léger raclement métallique le surprit, il se pencha pour ramasser une canette de soda usagé. Il fronça les sourcils et froissa le déchet dans sa poigne comme un vulgaire morceau de papier, le jetant dans la première poubelle venue. Il repoussa la mince mèche de cheveux blond qui l'aveuglait et soupira. Son pull-over beige et son jean délavé lui donnaient des allures de garnement qui passe le plus clair de son temps à rêvasser, mais ce n'était pas le cas. Ses vêtements étaient en parfaite cohérence avec son physique, et ce que l'on pouvait apercevoir de son caractère. Il semblait s'ennuyer ferme, et il ne tarda guère à observer gauchement la circulation de la route. Un sourire étincelant envoya voler en éclat la moue dubitative qu'il avait affichée quelques instants plus tôt.

 

"Le temps est l'ange de l'homme." ( Friedrich von Schiller)

     L'adolescent aux cheveux d'or continuait de tracer inlassablement sa route dans le dédale qu'était la grande ville. Il parcourait les parcs, les rues, les marchés, rencontrant maints paysages et maintes visages artistiques de la société humaine, curieux de voir de nouvelles choses, qu'il n'avait jamais vu. Les bâtiments de béton qui s'élançait haut dans le ciel couvraient la vue, et le ciel dégagé était gris de pollution. C'était un des aspects de la ville que ce petit bonhomme avait du mal à saisir : quel en était le sens ? l'utilité ? Durant sa réflexion, une second personnage s'était arrêté à ses cotés. Plus grande de quelques centimètres, une adolescente aux cheveux noir corbeau. Le regard bleu croisa le regard rouge, et ils se mesurèrent tous deux, lisant l'histoire de l'un et de l'autre dans le regard qui leur faisait face. Ils étaient opposés, et ils s'en étaient bien rendu compte.

« C'est une belle journée n'est-ce pas, qu'en dis-tu ? commença la jeune fille, à la fois froide et distante.

- C'est une manière de voir les choses, le ciel est gris, et pleure silencieusement au dessus de nos têtes, continua le deuxième enfant, d'un ton morne et monotone.

- Je ne sens pas cela.

- Tu n'en as pas la capacité.

- Cela m'est égal, je m'en fiche.

- Tu ne peux pas comprendre ce que tu ne connais pas.

- Il en est de même pour toi. J'aimerais savoir ce que tu fais par ici. Ce territoire est le mien, et j'éliminerais quiconque viendra perturber mes occupations, je suis une dominante,une envoyée, un messager.

-Tu ne dois sans doute pas faire ton travail comme il se doit, pour que l'on m'envoie rejoindre tes rangs, ou plutôt prendre ta place. Les humains sont tristes, comme le ciel. Tu n'exécutes pas les ordres à la lettre, je viens réparer tes erreurs.

- Peut-être ne suis-je pas attentive, mais je n'entends pas d'appel de coeur, de gens en peine, je les corrige, je les aide à ma manière. Il n'y a que ça de vrai.

-Les vestiges du passé disparaissent pour faire place à l'avenir, nous sommes tous d'accord. Cela tu ne t'en rend pas compte. Et le problème vient de là. Le ciel pleure, il souffre de ces ravages, les hommes travaillent et évoluent, mais ils ne prennent pas soin de la nature qui les protège. Pour la survie de l'homme, nous devons défendre le ciel, et pour défendre le ciel, nous devons défendre la nature. C'est un cercle vertueux, et nous devons nous y faire. Toi, tu ne fais rien que soigner les problèmes visibles, directement. Mais il y en a d'autres, invisibles, ou indirects, que nous devons soigner par un moyen ou un autre. Asmodée


Atelier-Ange-0.jpg

Ça
     Ça ne s'appelle pas. Ça a les cheveux blancs et les oreilles pointues. Ça n'a pas de pupille, juste des yeux blancs dans lesquels on se noie. Ça ne parle pas. Ça traverse le ciel en un éclair, joignant l'irréel au réel. Ça dégage une lumière qui l'entoure comme un bouclier contre le chaos humain. Ça porte des ailes blanches et une épée bleue, et Ça s'interpose dès qu'une bataille menace. Ça n'a pas d'âge, juste un visage lisse qui jamais ne connaîtra les rides. Ça n'apparaît qu'aux petits enfants, ça les empêche de parler de ce qu'il savent du monde oublié. Ça apporte le mal de l'oubli, de la tristesse, et du regret. Ça se cache quand ça a peur, même si ça sait que ça ne peut pas mourir car toutes les peurs sont de la mort. On l'appelle Ange.   Manon




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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 15:56

Atelier 8 Rapporter des paroles (autour d'un non-dit, d'un silence)

Hurt by words 
   C’était le soir. 1998. Il était là avec ses amis : Kitty, une femme de vingt-cinq ans, une écolo dans l’âme, prête à faire Chinatown-Queens en vélo, puis Eric, le petit ami de Kitty, designer, et enfin Eve, parents extrémistes catholiques, elle avait fuguée de chez elle à quatorze ans. Ils se dirigèrent vers le bar. Il faisait nuit, nuit noire sur New York. C’était le dernier endroit à la mode, déjà à l’entrée, on pouvait entendre ‘‘Free’’ d’Ultra Nate. Plein de gens discutaient. Autour d’une table, Cosmopolitan à la main, Eve mangeait l’olive. Au milieu de la foule, il aperçut une femme, seule, au bar. Belle, elle souriait, replaçant une mèche de ses cheveux blonds derrière l’oreille. Ils se regardèrent, se sourirent. Kitty et Eric s’embrassaient sur la piste, en fond ‘‘Believe’’ de Cher. La femme s’avança vers lui, il rougit.                       

« Salut, ça va ?
- ...
- Pourquoi me fixez-vous ? dit-elle d’une voix rauque.                                                   

- Bein…, bafouilla t-il                                                                                                     

- Vous m’invitez à danser ? répondit elle »

Ils dansèrent, sur ‘‘I’m Too Sexy’’ de Right Said Fred. Il était heureux. Puis, là, elle approcha sa bouche maquillé près de la sienne puis l’embrassa. Elle plaça ses lèvres contre son oreille et chuchota quelque chose. Le visage de l'homme se figea, il aperçut à l’autre bout du bar les amies de la femme qui riaient en le regardant.
Il alla se réfugier dans les toilettes pour femmes, et dès qu’une d’entre elles entrait dans les toilettes elle était accompagnée de ‘‘Barbie Girl’’ d’Aqua qui venait de l’intérieur du bar. Au milieu des femmes qui se remaquillaient, il pleurait, il était triste. Une atmosphère lourde. Des larmes coulaient, seules, sur le sol des toilettes. 
Diego  

Pina Bausch : Nelken
, excerpt : The Man I Love (vocal: Sophie Tucker). Performance 
 


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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 13:27

Atelier 8 Rapporter des paroles (autour d'un non-dit, d'un silence)

En direct...
Atelier-Armure FlickR CCLe vaillant chevalier, sur son tout aussi vaillant destrier, galopait, rapide comme le vent, dans la plaine veinée de rose et de gris. Sa mission : trouver Le Vénérable ; son commanditaire : La Reine France II.
La Reine avait envoyé son fidèle coursier et serviteur Dark Vadehor.
En arrivant près de la résidence du Vénérable, le coursier avait eu la surprise d'entendre : "Tirez la chevillette, et
la bobinette cherra", puis de voir sept nains se précipiter à sa rencontre pour l'introduire dans le dirigeable. Les nains le menèrent jusqu'à un bureau, dont le fauteuil était tourné vers une fenêtre plongeant dans l'abîme d'un

gigantesque coucher de soeil.
Le siège tourna lentement, une voix s'éleva : "Je suis Tor Albator, que puis-je pour vous ?
- Je voudrais voir votre maître.
- Et c'est de la part de ?
- France II.
- Vous ne ressemblez pourtant pas à une femme.
- Imbé je cile suis par en cette voyé dame !
- Je ne vous ai pas compris.
- Je suis envoyé par cette dame, imbécile !
- Veuillez me suivre."
Après plusieurs heures de marche dans le dirigeable qui paraissait pourtant minuscule, les deux hommes débouchèrent dans une salle immense au centre de laquelle se trouvait un non moins immense bassin. Le voile glacé de la peur descendit sur l'envoyé, quand il entrevit le corps du maître.
Le serviteur s'était retiré, l'envoyé de la Reine donna son message. Il expliqua longuement ce qui l'amenait mais seuls les derniers mots furent entendus : "Vous êtes notre dernier espoir..."  Resha

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 19:00

Atelier 8 Rapporter des paroles (autour d'un non-dit, d'un silence)

Silences

Au bord des lèvres Atelier-Falaise.jpg
Je me promenais sans but dans un endroit inconnu. Cela faisait trois heures que je marchais. Ma mère essayait de me joindre sur mon téléphone mais je ne répondais pas. Soudain j'aperçus au loin une falaise magnifique ; un homme se tenait près du bord. Très près du bord.
Je m'approchais de lui doucement. Arrivée près de lui, je dis tout bas : "Bonjour."
Il se retourna lentement et me répondit : "Bonjour."
Cet homme était vêtu d'un pantalon étroit et d'une longue veste noire. Je le sentais souffrir, comme moi.
"Vous savez, je sens la même chose que vous. Je sens votre souffrance."
Il ne répondit pas, mais se retourna vers le large. Il contempla l'eau au bas de la falaise. Il fit un pas de plus vers le bord, un morceau de la roche se détacha et tomba dans la mer.
Je lui dis ce que je voulais dire.
Et puis nos mains se serrèrent et nous fîmes ensemble le dernier pas.
Manon

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 18:00

Silences
(Rapporter des paroles)

Une voix  Atelier-Manoir-0.jpg

Une voix retentit dans le grand hall :
"Bon... Bonjour ?... Euh... Il ... Il y a quelqu'un ?"
Des petits pas se firent entendre juste après ces paroles, qui résonnaient toujours dans les murs.
 
La voix reprit sur un sursaut :
"Qui... Qui est la ?"
On entendait de la peur dans ces mots. Il faisait sombre, mais un œil de bœuf permettait de voir la silhouette d'une petite fille d'une dizaine d'années. Elle avait des couettes, et une petite robe de couleur claire. Ses yeux étaient humides, comme une pêche.

- Sais-tu où tu te trouves ? siffla une ombre dans le coin qui se trouvait sous le grand escalier de marbre.
- Euh... dans le Manoir...? Elle reculait doucement en prononçant ces mots.
- Oui ! Tu es dans mon Manoir ! Le Mien ! Et tu as les pieds sur ma trappe !
- Qu... Quelle... Trappe ?"
Le  regard de la petite fille se posa sur ses pieds, elle hésita puis ouvrit la trappe. Une fois la trappe ouverte, elle regarda l'ombre, qui disparut.
Elle commença à poser son petit pied sur la première marche de l'escalier, qui descendait comme dans l'antre de l'abîme, l'ombre apparut derrière elle. Un chuchotement se fit entendre, les yeux de la petite fille s'agrandirent, mais lorsqu'elle voulut se retourner, elle manqua la marche et tomba dans le noir.    Prox

 

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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 22:13

Atelier 8 Rapporter des paroles (autour d'un non-dit, d'un silence)

Silences

   Je m’appelle Liza, j’ai les cheveux légèrement rosesAtelier-Mer- Solea-FlickR-CC et je suis d'une taille modeste. Je suis assise sur une colline, les cheveux dans le vent et les yeux rivés sur la mer, qui a l’air si calme et si tranquille. Son bleu se reflète dans mes yeux vert onyx. Je sens une douce chaleur sur mes épaules, je ne bouge pas car je sais que c’est toi. T’es lèvres se posent doucement, sur mon oreille. Tes mots, tes gestes me manqueront. Tu me chuchotes quelque chose, je me mets à rougir. Lorsque tu te recules et lèves tes mains, je me retourne brusquement, et m’approche dangereusement de ton visage.
- Oui.
   Après avoir prononcé ces quelques mots, tu as mis une de tes mains sur ma nuque et l’autre sur mes hanches. Tu me hisser vers toi. Je me retrouve ainsi debout contre toi. Tu me murmures encore quelques mots avant de m’embrasser. Ces doux baiser me manqueront mon bien aimé. Sur la plage, la mer ressemble à une plaine sur laquelle elle on pourrait marcher, j'ai enlevé ma robe blanche, toi tu t’es empressé de m’imiter,  nous sommes tous les deux en maillots de bain. Sous une chaleur ardente. Tu es le premier à te jeter à l’eau. L’eau bleutée coule le long de ton corps, j’ai toujours aimé te voir ainsi.  Tu me cries quelque mots, je t’en réponds de plus provocants. Tu te précipites vers moi. Tu me prends dans tes bras et me jettes dans l’eau, ton toucher sur ma peau, ton odeur sont tellement… 
    Une fois sortis et séchés, nous nous sommes allongés sur la plage l’un contre l’autre, tu me dis quelque mots, avant de m’embraser, et…
- Liza  !
- hum… oui?
   J’ouvre les yeux avec difficulté, et vois mon amour, toujours allongé dans sont lit, d’hôpital. Je me lève je pose un baiser, sur ses lèvres charnues. Le médecin, pose sa grosse main sur mon épaule, il a fait signe de "non" de la tête. Je me tais, puis je pleure, je tombe, je me relève avec difficulté ? Toi,  mon seul, mon ange, mon amour tu vas me laisser seul dans ce terrifiant monde vide de toi. je ne veut pas. ce n'est  pas possible, je...  Manon (3e)

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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 20:52

                                                            Nano Nano Pudding 

    Atelier-Nano-1Nano était encore en train de faire ses exercices de remise à niveau sur leplan physique, avec Ted et Nick, quand il commença à y avoir du grabuge à l'extérieur du vaisseau. Le petit groupe ne savait absolument pas ce qui pouvait bien être en train de se passer. Aussi Ted décolla-t-il son derrière du mur pour aller s'informer un peu auprès des autres mécaniciens, laissant dans son dos une traînée de fumée tout droit sortie d'un cartoon, pour dire qu'il avait l'air assez content de se bouger... Nano laissa de nouveau ses bras pendre le long de son corps, son sourire de chat montrant assez qu'elle ne prévoyait pas de bonnes choses. Passant une seconde fois la main de vant les yeux de Nick pour voir s'il était là ou pas, la petite fille aux cheveux bleus regarda rapidement de droite à gauche pour voir s'il y avait des nouveautés dans le hangar, nouveautés avec lesquelles elle n'aurait pas encore fait connaissance. Puis voyant qu'il n'y avait rien d'amusant, elle glissa silencieusement vers la porte menant aux coloirs du vaisseau. Elle en profita pour aller chercher son équipement de "bad girl" dans sa cabine, qui ressemblait à un garage ou un placard plus qu'à autre chose, une sorte d'entrepôt d'objets plus différents les uns que les autresdu simple mais malicieux rouleau de Scotch super collant, au pied de biche pour ouvrir les caisses, jusqu'à la batte géante, pratique pour casser le dentier de quelqu'un. Nano ne mit pas longtemps à ôter le câble de sécurité qui empêchait tout et n'importe quoi de valdinguer aux moindres mouvements du vaisseau, et elle attrapa le nouvel orphelin dans un cri de victoire, dont on aurait bien aimé se passer. Brandissant à bout de bras un revolver noir à la gueule courte et au magasin strié, une arme assez vieille qui n était sans aucun doute d'origine russe.
Atelier-Nano-3"Tiens, je vais prendre ça !"
     Nick attrapa le Grach MP-443 que tenait Nano, qui, surprise, le lâcha sans même s'en rendre compte ; elle se retourna pour jeter un regard furieux au mécanicien, qui finalement ne dormait pas, comme il en avait l'air quelques instants auparavant.
"Rends-le à Nanoooooooooooooooooooooo !" pleurnicha-t-elle en tendant ses mains,  suppliante, vers son pseudo-jouet. "Pi, Nano croyait de Nick dormait !"
   Nano s'approcha du voleur, toujours les mains en avant, pour recevoir le revolver, croyant qu'il allait le lui rendre, mais apparemment Nick n'avait pas du tout cette idée-là en tête. Il appuya sa paume contre le front de la gamine pour la maintenir à distance, car il faut dire que celle-ci ne réfléchissait pas vraiment sur le coup et était plutôt facile à repousser. Enfin toujours est-il que ce n'est pas si facile que ça à faire : essayez si vous avez envie de jouer les malins ! mais vous attraperez certainement une belle baffe, mwahaha !
"A part toi, personne ne dort debout, les yeux ouverts !" lâcha Nick, sérieux ; "J'y pense, faudrait sérieusement songer à balancer tout ce fourbi dans le vide sidéral et à donner à cette cabine à quelqu'un d'autre ; puisque tu ne dors pas ici, c'est franchement du gaspillage."
"Naaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan ! comment Nick pourrait faire un truc pareil à Nano ! Nano aurait plus d'endroit pour ranger ses affaires !
- T'es pas sensée avoir des affaires pareilles !" observa le mécanicien, en prenant de sa main libre le premier objet à portée, un lion en peluche sale comme le jour à qui on avait mangé la crinière. "Quel débarras ! Et j'aurais bien envie aussi de te piquer quelques trucs..."Atelier-Nano-4
     Nano continua de gesticuler tout en réfléchissant à un moyen de tirer profit de la situation, et non vice-versa - si c'est bien l'orthographe de ce mot super-compliqué à écrire ? - Bref, quelque chose à profier à part se prendre une pelle dans la tarte, ou une tarte dans la pelle. La chose qu'il faut retenir : Ted et Nick se chargeaient de faire la police et de contrôler les affaires de Nano, qui, lesquelles "affaires" même n'allaient quand même pas jusqu'au stupéfiants (faut pas exagérer !), mais pouvaient être des armes en tout genre. Comme une hache pour jouer dans les chambres froide à trancher des cadavres - déconseillé aux âmes sensibles- s'il y en a, tant pis ! on fait avec le premier morceau de viande venu. Ou la batte, méga top pratique pour éclater les cervelles après concassage des boîtes crâniennes - pas ma faute si les têtes ressemblent à des ballons. Ou l'arme à feu, ça juste pour avoir l'air classe, et pour faire manger le canon à quiqu'un qu'on n'aime pas, tirer sur tout ce qui est rouge, car le rouge, ça fait mal aux yeux. Et de toutes les armes, la meilleure : le couteau et la fourchette. Il suffit de planter les multiples pointes ou la lame dans la main de celui qui veut te voler ta ration de nourriture. Petites armes, mais qui sauvent la vie de nos papilles et de notre estomac, pourfendeurs d'assiettes, explorant les aliments n'ayant pas passé la date de péremption, ou donnant une pichenette à la coquille d'oeuf qui s'est introduite dans la succulente omelette au fromage... Miam ! Bon , on s'est un peu égaré... On en était à essayer de trouver une idée, même si cela doit faire pas de temps, et réflexion faite, ya pas grand chose à décider.
Atelier-Nano-2"Nick pourra apprendre à Nano à tirer ?" demanda Nano finalement, affichant la mine déconfite du chat de Shrek, les gros yeux pour faire simple.
"Tirer ? Pas besoin.... Viser, ça c'est autre chose. La dernière fois t'as failli trouer Ned, et pas qu'un peu, il y penseras peut-être encore dans cent ans... et arrête de me regarder comme ça, tu sais bien que ce genre de tête ne marche pas ici."
   Nano laissa de nouveau paraître sa mine d'enfant comblé et étale sur son visage son habituel sourire ravi. Enfin une chose sympa en perspective, même s'il faudrait attendre quelques jours avant de suivre les cours de pratique. Pfff ! le temps passe vraiment trop lentement quand on est jeune. Quand on ne peut pas s'amuser à des jeux tels que les trains électriques ou la guerre spatiale, trouver une occupation, c'est une véritable torture ! Comme vous le savez sans doute, Nano travaille à l'infirmerie en tant que soutien, mais certaines personnes préfèrent ne pas avoir quiqu'uncomme ça, même utile, dans les pattes... C'est le cas de Steph(en Hawking) le scientifique, et pseudo-médecin dans certains cas. Mais notre gamine pense, quand même, que le seul supérieur à bord du Maquereau à qui elle doit obéir est Steph, même le capitaine et tous les autres responsables passent après. C'est comme ça un point c'est tout, si vous voulez aller vous faire cirer les pompes, vous vous êtes trompés de porte, un point c'est tout. Nano n'a accès à l'infirmerie que quand le Staff-Steph l'a décidé, ou seulement pendant ses crises dues aux nanomachines, soit environ une fois tous les deux mois. Sinon le message reste des plus claires :"Dehors !" Après il ne faut pas trop chercher, entre les soldats, les mécaniciens et les pilotes - à voir !- c'est la loi de la jungle. Requins vs Lions vs Vers de terre, c'est une bataille qui durera sans doute toute la durée de vie du vaisseau, et même apr-s pour quelques cas précis, sans doute.
[Mode ON/Narrateur-destructeur de Trips-et-boyaux]
Le récit, comme j'en ai l'impression, a encore dérapé, il faudrait prendre un peu plus soin de ces écrits... Donc, pour se résumer avec de plus amples moyens, Nano n'a pas de travail fixe et accueille avec joie les entraînements, intensifs, militaires, ou simplement moraux que lui offre n'importe qui... D'accord ce n'est pas toujours très prudent, ni très intelligent de suivre ainsi... le mouvement, mais à la guerre comme à la guerre. Une occupation reste une occupation, et un entraînement reste une occupation. J'espère que c'est assez compréhensible ?
[Mode OFF/Narrateur-destructeur de Trips-et-boyaux] 
Eve ROY (classe de 4e)

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